Pour Jean-Claude Tricoche (Unsa), le projet de loi sur la formation marque un recul par rapport aux précédentes versions

4 mai
2009

« Globalement, le texte qui sera débattu au Parlement n’apporte pas d’améliorations substantielles par rapport à l’avant-projet de loi, a indiqué Jean-Claude Tricoche (Unsa) au Quotidien de la formation, jeudi 3 avril. Hormis le taux plancher de 5 % concernant le pourcentage de la participation des entreprises au titre de la formation dédié au Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels, ce texte présenté en conseil des ministres mercredi 29 avril marque un recul comparé aux versions précédentes. »

« Le texte retire l’objectif, pour chaque salarié, au cours de son parcours professionnel, de progresser d’un niveau de qualification, note Jean-Claude Tricoche. Le droit à l’orientation a disparu. »

Pour le reste, «  il n’y a pas d’évolution positive », selon Jean-Claude Tricoche. Ce dernier «  regrette que le secrétaire d’Etat à l’Emploi Laurent Wauquiez, ait qualifié le droit à la formation initiale, revendiqué par les syndicats, « d’utopique. » Le texte s’appelle formation professionnelle tout au long de la vie, mais pour le gouvernement, la formation tout au long de la vie commence uniquement à la sortie de l’école, s’étonne-t-il. Est donc maintenue la séparation stricte entre formation initiale et formation continue, qui ne correspond pas aux enjeux d’aujourd’hui. »

Sur le pilotage des régions, Jean-Claude Tricoche donne raison aux Conseils régionaux et doute de la pertinence d’un pilotage à trois des Plans régionaux de développement des formations. « On ne peut conduire une automobile à trois sur l’autoroute, sous peine de se retrouver dans le fossé », résume-t-il.

David Garcia
Article paru dans Le Quotidien de la Formation du 4 mai 2009.

Mis en ligne le 4 mai 2009
Publicité

catalogue 2018-2019