Claude Jeannerot, rapporteur du projet de loi formation professionnelle au Sénat

22 janvier
2014

Après le choix du député tourangeau Jean-Patrick Gille comme rapporteur du projet de loi relatif à la réforme de la formation, de l’emploi et de la démocratie sociale à l’Assemblée nationale, la commission des affaires sociales du Sénat vient, à son tour, de désigner son homologue au palais du Luxembourg en la personne de Claude Jeannerot, sénateur PS du Doubs, département dont il préside également le Conseil général.

Il avait d’ailleurs été le rapporteur de l’Ani du 11 janvier 2013 sur la sécurisation de l’emploi instaurant le principe d’un compte personnel de formation jusqu’à son adoption par le palais Bourbon, le 14 mai dernier ; travail qui lui avait alors valu les remerciements de Michel Sapin qui avait salué « l’élégance » avec laquelle le sénateur s’était acquitté de cette mission.

Spécialiste des questions d’emploi, Claude Jeannerot, qui avait dirigé l’ANPE de Franche-Comté de 1983 à 1988, s’était impliqué sur la thématique de la formation professionnelle depuis 1999, date à laquelle il s’était vu confier la direction générale adjointe de l’Afpa.

En 2011, déjà, le sénateur confiait à l’Inffo Formation, à l’occasion de la célébration des quarante ans de la loi Delors, la nécessité d’une réforme de fond de la formation professionnelle. « En quarante ans, le champ de la formation continue a glissé des salariés vers les demandeurs d’emploi. Le système actuel s’avère souvent illisible. » [1]

A l’époque, d’ailleurs, la mission d’information parlementaire sur Pôle emploi (qu’il présidait) s’était fendue d’un rapport particulièrement critique sur le manque de lisibilité de l’offre de formation [2] et avait conclu à la nécessité, pour le service public de l’emploi, « d’apprendre à fonctionner en réseau », notamment pour réduire le temps d’attente des chômeurs avant leur entrée en formation.

En décembre 2013, au lendemain de la conclusion de l’Ani formation professionnelle, Claude Jeannerot avait salué les avancées contenues dans l’accord, notamment la mise en œuvre du compte personnel de formation. « Le CPF, doté d’environ 1,2 milliard d’euros par an – contre 200 millions pour le Dif – deviendra un outil majeur pour le droit à la formation », estimait-il alors, se félicitant de voir « l’argent de la formation aller vers ceux qui en ont le plus besoin ».

Benjamin d’Alguerre
Article paru dans Le Quotidien de la Formation du 17 janvier 2014.

[1L’Inffo formation n° 800, p.39.

[2Voir Le Quotidien de la formation du 7 juillet 2011.

Mis en ligne le 22 janvier 2014
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