Réforme de la formation : l’Unsa demande au législateur de faire mieux que les partenaires sociaux

10 avril
2009

L’accord national interprofessionnel sur le développement de la formation tout au long de la vie professionnelle, la professionnalisation et la sécurisation des parcours professionnels du 7 janvier 2009 constitue, pour l’Unsa, « une étape nécessaire dans la réforme de la formation continue ».

Dans un communiqué du 23 février, le syndicat juge qu’il incombe au législateur « d’écrire les pages d’une réforme ambitieuse et opérationnelle. » Rappelant qu’il avait salué la création du fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels, il relève toutefois que son financement n’est pas « garanti à la hauteur de l’objectif annoncé » et estime que la loi doit y pourvoir.

Jean-Claude Tricoche, secrétaire national, demande que la gestion paritaire ne soit pas « bunkérisée  » au niveau national mais que le législateur les incite à une « réelle articulation entre branches et territoires. » De même, pour les OPCA, il demande que la loi dépasse « le statu quo de l’accord pour favoriser le conseil et l’accompagnement dans les parcours de formation. »

L’Unsa veut aussi que le législateur fasse en sorte que l’immobilisme des entreprises, vers lesquelles l’accord GPEC renvoie la négociation sur l’évolution des compétences, soit dépassé.

Ce n’est pas une simple transcription de l’accord, mais une véritable intervention des législateurs que l’Unsa appelle de ses vœux, y compris sur le financement du paritarisme.

Béatrice Delamer
Article paru dans Le Quotidien de la Formation du 24 février 2009

Mis en ligne le 10 avril 2009
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