Le Medef juge non prioritaire la proposition de la CFDT de créer un fonds d’investissement social dédié à la formation

10 avril
2009

« L’enjeu prioritaire aujourd’hui n’est pas d’ajouter des milliards aux milliards. L’enjeu prioritaire est de faire en sorte que tout ce qui existe marche » a déclaré la présidente du Medef à l’issue d’une réunion [1] au ministère du travail le 11 février.

Elle commentait la proposition faite la veille par François Chérèque, secrétaire général de la CFDT de la création d’un fonds d’investissement social [2].

Laurence Parisot préfère lui opposer le fonds paritaire interprofessionnel de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP), dispositif prévu par l’accord national interprofessionnel sur le développement de la formation tout au long de la vie professionnelle du 7 janvier 2009 (ANI 2009).

« Quand nous avons négocié l’accord sur la formation professionnelle, nous avons décidé quelque chose qui était inédit et qui consistait à dire : ‘Nous mettons en commun 900 millions d’euros destinés à la formation’ (…) Si nous pouvions déjà garantir le bon fonctionnement de ce dispositif, l’usage le plus efficace avec le moins de déperdition possible de ce nouveau fonds transversal, je crois que ce serait déjà très efficace. » a-t-elle commenté, avant d’ajouter que pour elle, la priorité « C’est de mettre en œuvre de la manière la plus rapide et la plus efficace possible » les accords déjà conclus, citant entre autres ceux du chômage partiel, de l’assurance-chômage et de la formation professionnelle.

Avec AFP

Béatrice Delamer
Article paru dans Le Quotidien de la Formation du 12 février 2009

[1préparatoire au sommet social du 18 février

[2Fonds qui permettrait aux personnes ne percevant pas d’indemnisation chômage de se former tout en recevant une rémunération

Mis en ligne le 10 avril 2009
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