Laurence Parisot juge l’approche horizontale de l’ANI « totalement inédite »

10 avril
2009

« Jamais, jamais, les entreprises (le patronat), n’ont proposé, comme nous l’avons fait aujourd’hui, que les cotisations [1] qui, par nature, avaient pour vocation à servir de recette pour ceux qui sont salariés actuellement dans l’entreprise servent aussi à ceux qui ne sont pas dans les entreprises » s’est félicité Laurence Parisot, présidente du Medef, lors de sa première conférence mensuelle de l’année le 13 janvier 2009. Elle faisait référence au texte de l’accord national interprofessionnel (ANI)) sur le développement de la formation tout au long de la vie professionnelle, la professionnalisation et la sécurisation des parcours professionnels conclu le 7 janvier dernier.

« Il est temps de penser transversalité » a-t-elle poursuivi, estimant que la situation de la formation professionnelle ne doit pas être regardée exclusivement de façon verticale « au travers d’une entreprise donnée ou d’une branche donnée » mais de façon transversale, « la meilleure façon d’assurer des passages plus faciles, et même quand ils sont nécessaires, d’une entreprise à une autre ou d’une branche à une autre (…) Cette approche horizontale de la formation professionnelle, c’est totalement inédit » a-t-elle martelé.

Elle a estimé que dans cette négociation, comme dans celle sur l’assurance chômage, le patronat avait cherché « le meilleur compromis possible » pour, dans cette négociation « à la fois proposer des programmes de formation à des personnes qui ne sont pas dans l’entreprise sans entamer les droits de ceux qui sont à l’intérieur l’entreprise. »

Interrogée sur la volonté éventuelle du gouvernement d’aller plus loin que l’accord, elle a commenté : « il faut que chacun reste dans son champ de compétences » et a estimé que les partenaires sociaux faisaient beaucoup pour la formation professionnelle car il y a des « loupés » en formation initiale. « Si le gouvernement veut faire quelque chose en matière de formation, ce n’est pas en matière de formation professionnelle mais initiale qu’il doit le faire ! » a-t-elle conclu.

Béatrice Delamer
Article paru dans Le Quotidien de la Formation du 14 janvier 2009

[1Contributions payées par les entreprises au titre de la formation continue

Mis en ligne le 10 avril 2009
Publicité

catalogue 2018-2019