Négociation formation : CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, et CFTC se rencontreront lundi 2 décembre pour définir des points de convergence

6 décembre
2013

Tous les syndicats représentatifs au niveau national ont répondu par l’affirmative à l’invitation de Force ouvrière, qui organise lundi 2 décembre 2013, dans ses locaux, une réunion des négociateurs au sujet de la négociation nationale interprofessionnelle sur la formation.

L’objectif ? « Se mettre d’accord sur une plateforme commune, c’est à dire un nombre positions sur lesquelles nous nous retrouvons », indique Paul Desaigues (conseiller confédéral CGT). Une information qui a été confirmée par d’autres sources syndicales.

Face au désaccord patronal sur le sujet de la préservation ou non de l’obligation légale « plan de formation » pour les entreprises de plus de 10 salariés (voir notre article), les syndicats resserrent donc les rangs.

« Nous pourrions porter un tronc commun de cinq ou six propositions, par exemple un niveau de mutualisation au moins égal à celui qui existe aujourd’hui, un niveau de financement suffisant pour le CPF (Compte personnel de formation), un CPF utilisé dans l’optique d’une élévation des qualifications, une fongibilité asymétrique au profit des petites entreprises.... », ajoute Paul Desaigues.

Au vu des délais, celui-ci doute néanmoins de la possibilité de formaliser un document remportant l’adhésion de tous pour la prochaine séance de négociation, le 5 décembre 2013. Ainsi, l’idée est plutôt, pour les cinq organisations, de se mettre au clair entre elles sur leurs points de convergences.

À ce jour, le représentant CGT juge que le texte présenté par le Medef est « suicidaire » pour l’économie et au vu des enjeux de formation professionnelle. « Sans angélisme » - les patrons restent des patrons, selon lui - il trouve le texte de la CGPME « plus cohérent ».

« On peut dire ce que l’on veut sur la représentativité de la CGPME, et on peut ne pas être d’accord avec tout, mais leurs positions sur la nécessité d’une mutualisation et sur la défense de la formation dans les petites entreprises rejoignent les nôtres. Ils demandent, sans le formuler, l’abrogation de l’ordonnance Villepin de 2005 [1], que nous réclamons depuis des années ». La position de la CGT, résume-il, est « de rester dans la continuité de l’Ani du 5 octobre 2009 ».

Aurélie Gerlach
Article paru dans Le Quotidien de la Formation du 29 novembre 2013.

[1Il fait ici référence à une ordonnance qui a pour conséquence d’exempter les employeurs de moins de 20 salariés de payer leur cotisation au titre du Congé individuel de formation, soit 0,2% de la masse salariale. Auparavant, seules les entreprises de moins de 10 salariés l’étaient

Mis en ligne le 6 décembre 2013
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