« La CFE-CGC a été entendue sur le compte personnel de formation » (Dominique Jeuffrault)

7 novembre
2013

« La négociation a véritablement débuté. Avant, nous étions sur les grandes déclarations de principes des syndicats. Le compte personnel de formation (CPF) est enfin au cœur des débats ! », s’est réjouie Dominique Jeuffrault, déléguée nationale secteur emploi et formation de la CFE-CGC, vendredi 25 octobre, à la suite de la troisième séance de négociation nationale et interprofessionnelle relative à la formation professionnelle, tenue mercredi 23 octobre 2013. Celle-ci, a-t-elle précisé, a enfin permis d’aborder concrètement les objectifs et les grands principes de fonctionnement du futur CPF créé par l’accord national interprofessionnel du 11 janvier 2013.

« Le CPF ne doit pas s’adresser seulement aux personnes en situation de fragilité ou d’échec scolaire. C’est un dispositif universel qui doit être ouvert à tous, y compris aux personnes les plus qualifiées, trop souvent exclues des formations. Il ne faut privilégier aucun public par rapport à un autre », a rappelé la déléguée de la confédération de l’encadrement, satisfaite que son organisation ait été entendue lors de cette séance. Pour la CFE-CGC, la mobilisation du compte doit pouvoir se faire « lorsque la personne se trouve en situation de rupture professionnelle, mais également dans l’entreprise ». De plus, il est important de « laisser une plus grande capacité d’initiative à l’individu afin qu’il puisse maîtriser sa propre employabilité, qui relève de la responsabilité de l’employeur ».

Pour le maintien du 0,9 %

Lors des séances prochaines, la confédération de l’encadrement entend s’assurer que ce CPF puisse « financer des actions de formation d’au moins 150 heures », et qu’il soit « un droit réellement opposable à l’employeur dès lors que les conditions de sa mobilisation sont remplies par le salarié ». Ce dispositif devra également faire l’objet d’ « un financement dédié, à la hauteur de ses ambitions ».

Lors de la prochaine séance de négociation sera abordé le financement du système de formation professionnelle. Alors que le Medef plaide pour la suppression de la contribution obligatoire des entreprises au titre du plan de formation, « la CFE-CGC insistera sur la nécessité de conserver un véritable mécanisme de mutualisation, notamment au bénéfice des salariés des TPE et PME », a indiqué Dominique Jeuffrault. « Nous sommes pour le maintien des 0,9 %, parce qu’il ne faut pas casser une mécanique qui fonctionne. Même si elle est perfectible. » Syndicats et patronat sont d’accord que « la réforme de la formation doit se faire à moyens constants. Il n’est pas question de demander des efforts supplémentaires ni aux entreprises ni aux salariés ». Les temps sont durs !

Par ailleurs, a indiqué la secrétaire confédérale, « nous réfléchissons aujourd’hui à la création d’un dispositif complémentaire, permettant aux salariés de faire don d’un certain nombre d’heures inutilisées aujourd’hui au titre de leur DIF à des associations ou fondations, notamment celles agissant pour l’insertion dans l’emploi des personnes les plus défavorisées ».

Knock Billy
Article paru dans Le Quotidien de la Formation du 28 octobre 2013.

Mis en ligne le 7 novembre 2013
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