Carole Couvert (CFE-CGC) attachée à la formation tout au long de la vie jusqu’à la retraite et à un accès égalitaire à la formation pour tous les salariés

11 octobre
2013

« La CFE-CGC veut être un syndicat d’innovation sociale, une organisation qui accompagne le développement économique et social des entreprises. Nous privilégions systématiquement la négociation et la concertation », a tenu à rappeler Carole Couvert, présidente de la CFE CGC, lors d’une rencontre organisée, jeudi 10 octobre, par l’association Réalités du dialogue social [1]. La présidente de la confédération de l’encadrement a profité de l’occasion pour revenir sur les sujets d’actualité dont la formation professionnelle et le financement du paritarisme.

Carole Couvert a rappelé l’attachement de son organisation à la formation professionnelle. « À la CFE-CGC, nous portons la formation professionnelle tout au long de la vie jusqu’à la retraite. Car, c’est bien beau de vouloir que les salariés travaillent plus longtemps, encore faut-ils restent dans l’emploi. Et pour qu’ils soient employables, encore faut-il qu’ils soient formés », a-t-elle déclaré. Elle a insisté sur la détermination de la CFE-CGC pour que la formation soit « accessible à tous et de façon égalitaire, aussi bien pour les salariés à temps partiel qu’à temps complet ». Elle a déploré que ces derniers soient trop souvent les oubliés de la formation, donc plus exposés à des difficultés dans leur parcours professionnel.

La CFE-CGC soutient le projet de loi sur l’économie sociale et solidaire portée par Benoît Hamon. «  C’est une opportunité pour donner un nouvel élan à la reprise d’entreprises. Mais, il faut être en anticipation en mettant en place des cursus de formation à la reprise d’entreprise », précisé Carole Couvert. Son organisation a réitéré cette demande lors de la rencontre négociation interprofessionnelle de réforme de la formation qui s’est tenue ce jeudi matin. Par ailleurs, a-t-elle rappelé, la confédération de l’encadrement souhaite le renforcement de l’alternance et l’apprentissage dans le troisième cycle, afin de « redorer cette filière de formation » et « faciliter l’arrivée des jeunes sur le marché du travail ».

Pour la CFE-CGC, la formation doit permettre le retour à l’emploi. Elle accepte que les fonds de la formation, notamment le Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP), permettent à financer la formation des demandeurs d’emploi, mais à condition que celle-ci leur permette de véritablement retrouver un emploi. la présidente de la confédération de l’encadrement a indiqué que d’autres « propositions alternatives » seront évoquées lors des négociations sur la réforme de la formation qui permettraient d’ «  avancer sans attendre les injonctions gouvernementales ».

Concernant les critiques sur le financement du paritarisme par les fonds de formation, formulées notamment dans l’émission de France 2 Cash investigation du mercredi 2 octobre 2013 et l’affaire de l’UIMM dont le procès est encore devant le tribunal correctionnel de Paris, Carole Couvert s’est « inscrite en faux ». Et de rappeler l’adage qui veut que « quand on veut noyer son chien on l’accuse de la rage ». Les corps intermédiaires, a-t-elle insisté, « ont un rôle utile dans la dynamique au sein de l’entreprise et dans le dialogue social ». Et d’espérer qu’une telle « agressivité sur ce sujet » ait « l’effet positif de resserrer les rangs des organisations syndicales » afin de travailler à des pistes de réflexion sur le financement des syndicats.

Knock Billy
Article paru dans Le Quotidien de la Formation du 11 octobre 2013.

[1Réalités du dialogue social regroupe des entreprises, des structures publiques et l’ensemble des organisations syndicales et patronales représentatives au plan national et des fédérations patronales et syndicales.

Mis en ligne le 11 octobre 2013
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