L’économie sociale et solidaire souffle ses idées de réforme aux partenaires sociaux

3 octobre
2013

Conforter les ressources du plan de formation, renforcer la culture d’anticipation des besoins en compétences à travers la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC), abondement inversement proportionnel au niveau de qualification du compte personnel de formation et territorialisation de la chaîne orientation-formation-emploi, telles sont les principales propositions faites par l’Union des employeurs de l’économie sociale et solidaire (Udes) alors qu’a débuté la négociation pour la réforme de la formation professionnelle entre partenaires sociaux le 24 septembre.

L’organisation patronale considère que la formation professionnelle en France « ne bénéficie pas encore suffisamment aux personnes non qualifiées, aux jeunes et aux TPE », indique-t-elle dans un communiqué du 24 septembre, ajoutant que le cloisonnement entre formation initiale et formation continue « demeure trop important ». Elle se félicite toutefois de la « dynamique vertueuse initiée par les emplois d’avenir » et approuve la création prochaine du Conseil Éducation-Entreprise sous l’égide du ministère de l’Éducation nationale auquel elle participe.

Au titre des propositions, l’Union estime donc qu’il faut conforter les ressources du plan de formation, notamment pour les TPE, même si elle juge que leur mutualisation au sein de l’Opca est un progrès.
Elle préconise de renforcer la GPEC et développer les outils et l’accompagnement « pour faire de la formation un outil stratégique pour l’entreprise ». Il faut, selon elle, simplifier différents dispositifs et propose de :

  • transformer comme le DIF pour en faire le socle du compte personnel de formation « à condition de prévoir des modalités de mobilisation et d’abondement à la hauteur des enjeux et au profit des publics les plus fragilisés sur le marché du travail » ;
  • conforter le CIF en le faisant bénéficier de financements supplémentaires au titre de la péréquation via le FPSPP ;
  • perfectionner la préparation opérationnelle à l’emploi (POE), outil « pertinent » en renforçant la prescription « en lien avec des besoins sur des métiers en tension ou à fort potentiel de développement ».

L’Udes juge « indispensable de renforcer la territorialisation de la chaîne orientation-formation-emploi. » et pense que pour cela, il faut impliquer très fortement les partenaires sociaux dans les orientations et priorités définies et qu’il faut donc renforcer leur contractualisation avec les Régions.

Enfin, fidèle à son combat, l’Udes demande que les syndicats d’employeurs de l’économie sociale et solidaire soient représentés dans les institutions nationales et territoriales de la formation professionnelle ainsi que les outils à leur service. Elle demande à intégrer l’ensemble des CCREFP (comités de coordination régional de l’emploi et de la formation professionnelle) en France.

Béatrice Delamer
Article paru dans Le Quotidien de la Formation du 25 septembre 2013.

Mis en ligne le 3 octobre 2013
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