La CFE-CGC redoute que les cadres soient les oubliés de la réforme

11 juillet
2013

Les grandes orientations annoncées par le gouvernement pour la négociation de l’accord national interprofessionnel sur la formation professionnelles, pour la sécurisation des personnes et la compétitivité des entreprises font craindre à la CFE-CGC « que les salariés de l’encadrement soient les grands perdants de cette réforme » indique Dominique Jeffrault, déléguée nationale à la formation professionnelle dans un communiqué du 9 juillet.

Bien que la confédération considère la sécurisation des parcours professionnels et la compétitivité des entreprises comme des enjeux dignes de la prochaine réforme, elle défendra l’accès au système de formation professionnelle «  à tous les salariés, sans discrimination pour les salariés de l’encadrement. »
Pour Dominique Jeuffrault, sécuriser les parcours ne se limite pas à « surmonter les inégalités d’accès à la formation » ou accompagner ceux qui se retrouvent en situation précaire, c’est aussi « permettre à chacun de réaliser ses projets d’évolution professionnelle, notamment dans le cadre d’une mobilité ou d’une reconversion choisie. »

Elle tient pour « peu réalistes » les chances d’aboutir à un texte de loi avant la fin 2013 et estime « nécessaire de laisser aux partenaires sociaux du temps pour négocier. ». Et estime que « ce n’est pas la formation professionnelle qui créera de l’emploi » et appelle de ses vœux une reprise de la croissance économique « durable »

Béatrice Delamer
Article paru dans Le Quotidien de la Formation du 11 juillet 2013.

Mis en ligne le 11 juillet 2013
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