« Les comptes personnels de formation doivent être gérés par les seuls partenaires sociaux » (Jean-Marc Germain, rapporteur de la loi sur la sécurisation de l’emploi)

28 juin
2013

S’exprimant lors d’une soirée anniversaire des trente ans du Foncecif Ile-de-France, le rapporteur de la loi relative à la sécurisation de l’emploi, le député PS Jean-Marc Germain, a rendu hommage au paritarisme, clé de voute selon lui de la mise en œuvre du congé individuel de formation et de l’accompagnement des salariés par les Opacif.

« Les comptes personnels de formation doivent être gérés par les partenaires sociaux dans le cadre du paritarisme. Je ne crois pas à une gouvernance quadripartite », a-t-il estimé mardi 25 juin devant un parterre de personnalités du monde de la formation conviées à la fête d’anniversaire du premier Opacif de France. Le parlementaire a livré une plaidoirie pour un CPF équivalent à « une sorte d’assurance formation », sur le modèle de celle qui régit le chômage.

Dans le même esprit, Jean-Marc Germain a salué « la belle ambition pour les partenaires sociaux que de construire les catalogues de formation avec les Conseils régionaux et l’Etat », dans le cadre du compte personnel de formation.

S’agissant des conseils en évolution professionnelle prévus par la loi de sécurisation de l’emploi promulguée le 14 juin, ces derniers « pourraient devenir de nouveaux services des Conseils régionaux, a ajouté le député de la majorité. Pour que chaque habitant ait accès à un point d’accueil s’appuyant sur les réseaux existants. »

Évoquant le financement du CPF, Jean-Marc Germain a déploré « les moyens insuffisants » des Fongecif. Au détriment des salariés qui voient leurs projets de formation repoussés. Pour remédier -en partie- au problème, il propose d’affecter 1% du crédit d’impôt compétitivité au compte personnel de formation.

Au-delà du CPF, pas question pour l’élu de reprendre l’antienne des « 32 milliards » de la formation professionnelle.

« 32 ou 33 milliards d’euros ? Parler de la formation sous l’angle du gaspillage est la meilleure façon de ne pas faire aboutir une réforme », a-t-il tranché, à rebours du discours médiatique et politique dominant, PS et UMP confondus.

David Garcia
Article paru dans Le Quotidien de la Formation du 26 juin 2013.

Mis en ligne le 28 juin 2013
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