Compte personnel de formation : la CGT plaide pour que le droit d’initiative à la formation, fondé « sur un intérêt commun », soit garanti au salarié

13 juin
2013

Le compte personnel de formation (CPF) sera l’invité vedette de la conférence sociale des 20 et 21 juin prochains. D’ores et déjà des rencontres ont lieu entre les pouvoirs publics et les partenaires sociaux, afin que ces derniers puissent exprimer leurs revendications.

Du côté de la CGT, l’une des propositions majeures est que ce successeur annoncé du droit individuel de formation (DIF) puisse être plus favorable au salarié.
Djamal Teskouk, qui fera partie de la délégation présente à la table ronde « emploi et formation professionnelle » aux côtés de Sophie Binet (emploi) et Catherine Perret (formation professionnelle), souligne que l’un des problèmes principaux du DIF est le droit de refus de l’employeur, sans justification nécessaire, aux demandes du salarié.

Or, le représentant de la CGT estime que si la formation est définie comme prioritaire, soit par le plan de formation de l’entreprise, soit par priorité de branche, il n’y a aucune raison pour que l’employeur s’y oppose sans avoir à se justifier. « L’intérêt commun » de la branche, de l’entreprise et du salarié en matière de formation devrait pouvoir être un argument légal afin que le salarié puisse obtenir une formation définie en amont comme prioritaire.

La CGT sera-t-elle suivie par les autres partenaires sociaux et par les représentants de l’État sur ce point ? Réponse lorsque les négociations officielles seront engagées.

Claire Padych
Article paru dans Le Quotidien de la Formation du 13 juin 2013.

Mis en ligne le 13 juin 2013
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