Avec le départ de Thierry Repentin, « la formation professionnelle passe au second plan » (François Hommeril, CFE-CGC)

4 avril
2013

« La formation professionnelle passe au second plan. Le remaniement ministériel est un désaveu de Thierry Repentin », a estimé François Hommeril, secrétaire national de la CFE-CGC, en charge de la formation professionnelle, dans un entretien accordé au Quotidien de la formation, mardi 2 avril.

François Hommeril regrette « vivement » le désormais ancien ministre, nommé aux Affaires européennes. « Cela marchait bien avec lui, on avait une bonne écoute. Thierry Repentin était humble. Avec les partenaires sociaux, il avait noué un dialogue d’excellente qualité. On a ouvert les dossiers les uns après les autres. L’accord-cadre sur l’annexe financière du FPSPP était meilleur que celui des années précédentes », ajoute le candidat à la présidence de la confédération des cadres. [1]

Seul bémol au bilan de Thierry Repentin : « La mission du CNFPTLV sur le compte personnel de formation n’était pas claire », selon le dirigeant confédéral.

La réforme Hollande de la formation professionnelle ne trouve en revanche aucune grâce aux yeux de François Hommeril. « Les partenaires sociaux ne voulaient surtout pas d’une grande réforme de la formation professionnelle. Ce n’est pas parce que les salariés n’ont pas de formation qu’ils se retrouvent au chômage [2]. C’est aussi une façon aussi de culpabiliser les chômeurs, comme si c’était leur faute de ne pas être assez formés ! Par ailleurs, quand François Hollande évoque les 31 ,5 milliards d’euros de la formation professionnelle, il ne dit pas la vérité. Car la collecte au titre du Plan de formation, gérée par les partenaires sociaux, s’élève à 6,5 milliards. On est loin des prétendus 31,5 milliards », conclut François Hommeril.

David Garcia
Article paru dans Le Quotidien de la Formation du 3 avril 2013.

[1Le successeur de Bernard Van Craeynest sera élu le 17 avril prochain, en ouverture du congrès de la CFE-CGC.

[2Aujourd’hui, seuls 10% des chômeurs accèdent à une formation. Le chef de l’Etat a fixé l’objectif de passer à 50% de demandeurs d’emploi formés.

Mis en ligne le 4 avril 2013
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