Pour « une négociation nationale interprofessionnelle sur un nouveau référentiel de la formation tout au long de la vie, avant toute autre négociation » (J-M. Luttringer/J-P. Willems)

26 mars
2013

« Les partenaires sociaux engageront une négociation au niveau national interprofessionnel en vue d’un accord de méthode sur le nouveau référentiel de la formation tout au long de la vie, avant toute autre négociation sur le fond du dossier. Ils expliciteront clairement en quoi le référentiel de la formation tout au long de la vie n’est en rien comparable à celui du système d’éducation en charge de la formation initiale et comment il se décline pour les différents bénéficiaires (entreprises, salariés, demandeurs d’emploi…). »

C’est ainsi que, dans une chronique les consultants Jean-Pierre Willems et Jean-Marie Luttringer imaginent le discours idéal prononcé par le président de la République au ministre en charge de la formation professionnelle et aux partenaires sociaux, dans le cadre de la réforme de la future réforme de la formation.

« Refonder les bases »

Les consultants souhaitent que les partenaires sociaux s’emploient à «  refonder les bases sur lesquelles peut se construire l’allocation des ressources dans le domaine de la formation tout au long de la vie », en « distinguant ce qui doit relever de l’impôt en vue de financer des formations d’intérêt général, ce qui doit relever de contributions des employeurs et des salariés sous forme de cotisations destinées à financer la formation considérée comme une garantie sociale contre le risque d’inemployabilité, ce qui relève de la logique de l’investissement immatériel consenti par les entreprises et par les ménages, encouragés le cas échéant par des incitations fiscales, ce qui relève du temps de travail ‘épargné’ par chaque salarié en vue d’un projet de formation... » C’est alors, seulement, que Jean-Marie Luttringer et Jean-Pierre Willems jugent opportun de charger les partenaires sociaux d’engager une nouvelle étape de la réforme de la formation professionnelle sur la base d’une note d’orientation « qui leur sera soumise en application de l’article premier alinéa 2 du code du travail, élevé entre temps au rang d’un principe constitutionnel ».

Aurélie Gerlach
Article paru dans Le Quotidien de la Formation du 26 mars 2013.

Mis en ligne le 26 mars 2013
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