Le non-remplacement de Thierry Repentin suscite la colère de l’association nationale des apprentis de France

21 mars
2013

D’abord la surprise. Ensuite la colère. Pour Morgan Marietti, président de l’Association nationale des apprentis de France (Anaf), l’annonce, le 19 mars, du départ de Thierry Repentin de son ministère et celle de son non-remplacement constituent « un véritable bras d’honneur adressé aux apprentis ! » comme il le confiait dès le lendemain au Quotidien de la formation. « Cela fait six mois que nous travaillions avec son cabinet... et tout est balayé du jour au lendemain ! » explique ainsi celui qui occupe, depuis quelques semaines, le poste de vice-président du Collectif d’associations réunies par Yves Attou pour peser dans la future réforme de la formation professionnelle dont l’un des volets concerne précisément la collecte et la répartition de la taxe d’apprentissage, un sujet jugé particulièrement brûlant par l’Anaf.

« En supprimant le ministère de l’Apprentissage, le gouvernement nie l’incomparable atout de l’alternance pour la jeunesse, sa réussite scolaire et son implication dans le monde économique. Les apprentis, leurs entreprises et les CFA ne méritent-ils pas un ministère ? » s’interroge Morgan Marietti dont l’association réclame d’urgence une entrevue avec Michel Sapin à qui il appartiendra désormais de mener jusqu’à son terme la réforme annoncée, « pour que soient données des garanties aux apprentis sur l’avenir des discussions et des réformes déjà engagées ». Des apprentis à qui, selon lui, « le gouvernement vient d’envoyer un très mauvais message ».

À l’heure actuelle, l’Anaf envisage d’entamer une série de discussions avec tous les acteurs du monde associatif concernés. Les vingt-et-une structures réunies dans le « Collectif des présidents », bien sûr, mais aussi d’autres instances telles que les Compagnons du Devoir, le Club 21, ou les Maisons de l’emploi. Dans les temps à venir, Morgan Marietti espère mobiliser un maximum de structures associatives autour des questions d’apprentissage dans le but « d’organiser, pourquoi pas ?, une marche de protestation pour demander à François Hollande et Jean-Marc Ayrault la nomination d’un nouveau ministre ».

Benjamin d’Alguerre
Article paru dans Le Quotidien de la Formation du 21 mars 2013.

Mis en ligne le 21 mars 2013
Publicité

catalogue 2018-2019