« Pour le compte personnel de formation... on attend la loi sur la formation professionnelle ! » (Patrick Pierron, CFDT)

14 mars
2013

Après avoir entendu le 12 mars les ministres du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social Michel Sapin et celui en charge de la Formation Professionnelle, Thierry Repentin, la commission des affaires sociales de l’Assemblée Nationale a auditionné les organisations syndicales de salariés signataires de l’Accord National Interprofessionnel du 11 janvier 2013.
Les trois représentants de la CFE-CGC, de la CFDT et de la CFTC ont défendu leur signature devant cette commission présidée par Catherine Lemorton ( groupe Socialiste républicain et citoyen, Haute-Garonne) et un parterre de parlementaires, venus nombreux pour les entendre et les questionner.
Patrick Pierron, secrétaire national de la CFDT a indiqué qu’il se retrouvait « dans cet accord car il y a des droits nouveaux... »
Le représentant de la CFDT a mis en valeur dans ces « droits nouveaux » le compte personnel de formation, « de la sortie de l’école à la retraite », avec désormais un travailleur « acteur de sa vie professionnelle » et prescripteur de ses choix en matière de formation professionnelle.

« Si vous aviez tenu seul la plume, quels articles auriez-vous supprimés ? » (un député)

Sans hésiter Patrick Pierron a évoqué la clause de mobilité, avec une évolution du texte de l’accord du 11 janvierqui spécifiait qu’elle devait se faire « sans baisse d’effectifs » et que le projet de loi a transformé en « sans licenciement économique ». Les rédacteurs auraient-ils été distraits ? Le secrétaire national de la CFDT a mis en garde les députés : « avec un texte libellé comme tel, on pourra avoir des licenciements économiques sans plan de sauvegarde de l’emploi ! »
Dans les belles avancées sur la sécurisation professionnelle, selon Patrick Pierron, le compte personnel de formation. « Pour le compte personnel de formation, on ne pouvait pas beaucoup aller plus loin car on attend la loi sur la formation professionnelle ! », a-t-il indiqué, sans développer les différents aspects qui pourraient figurer dans la future loi, sur lesquels des parlementaires avaient des questions – et notamment sa différence avec le droit individuel de formation (DIF).

Claire Padych
Article paru dans Le Quotidien de la Formation du 14 mars 2013.

Mis en ligne le 14 mars 2013
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