Compte personnel de formation : en cours de finalisation ?

25 février
2013

« Création d’ un compte personnel de formation », l’article 5 de l’accord national interprofessionnel (ANI) du 11 janvier 2013, semble en voie de finalisation. Jérôme Giudicelli, directeur adjoint du cabinet de Thierry Repentin, ministre en charge de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage, est revenu sur les contours de ce futur dispositif lors du séminaire « les nouveaux enjeux stratégiques de la formation professionnelle » organisé par Centre-Inffo et Sciences Po le 21 février 2013.

  • Universalité. Ce compte doit bénéficier à tout le monde : salariés, indépendants, professions libérales, personnes en recherche d’emploi... ;
  • Solidarité. Il ne faut pas l’envisager sous forme de capitalisation mais d’un système solidaire qui doit contribuer à aider les publics les plus fragilisés ;
  • Portabilité. Il faut que ce compte suive la personne tout au long de sa carrière. Il faudrait aller beaucoup plus loin que le Droit individuel de formation (DIF) ;
  • Autonomie. Son titulaire devrait pouvoir choisir ses formations ;
  • Lisibilité et matérialité. Le compte doit pouvoir être consultable, facile d’accès. Son titulaire doit pouvoir connaître à tout moment son état, ses droits acquis ;
  • Accompagnement pour les garanties collectives. Les partenaires sociaux tiennent à ce que soit mis en place un conseil sur la formation professionnelle en dehors de l’entreprise.

«  Il faut que ces critères soient pris en compte sinon il y a un risque d’aggravation des inégalités », a prévenu Jérôme Giudicelli, en précisant encore qu’ « il reste un travail d’affinage qui passera par la négociation avec les partenaires mais aussi avec les Régions et l’État, notamment sur la question de la dotation du compte personnel de formation ».

Claire Padych
Article paru dans Le Quotidien de la Formation du 27 février 2013.

Mis en ligne le 25 février 2013
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