« La formation : élément déterminant du redressement productif » (François Hollande au CESE)

13 juin
2012

Éducation et formation professionnelle constitueront donc l’un des éléments déterminants du redressement productif national du quinquennat de François Hollande. Ce dernier, qui s’exprimait le 12 juin 2012 devant le Conseil économique, social et environnemental à l’invitation de son président, Jean-Paul Delevoye, aura longuement insisté sur la nécessité d’une formation « pour les cadres, pour les salariés, pour les entrepreneurs, afin que la France reste compétitive  ».

C’est donc face à l’assemblée plénière de ce « lieu où s’agrègent toutes les France qui font la France » qu’est le CESE (dont les membres sont issus de la société civile, qu’elle soit syndicale, entrepreneuriale, agricole, associative, etc.) que le nouveau locataire de l’Élysée aura choisi, à quelques semaines de la Conférence sociale (qui se tiendra sous les lambris du même palais d’Iéna) de présenter les grandes orientations de son quinquennat dont les chantiers principaux seront l’emploi et le dialogue social. « Un dialogue social qui ne sera pas réservé à des moments d’exception, à des mises en scène savantes ou à des sommets de circonstances » a martelé le président, sous forme de tacle non dissimulé à son prédécesseur.

Une responsabilité accrue des Régions pour former les demandeurs d’emploi

« La question de la sécurisation des parcours professionnels sera abordée lors de la Conférence sociale » a promis le chef de l’État qui a précisé qu’une telle politique ne pourrait passer que par une clarification des rôles entre le pouvoir central et les conseils régionaux. Des Régions qui pourraient se voir accorder, dans le cadre de l’Acte III de la décentralisation, une « responsabilité accrue » en matière de formation des demandeurs d’emploi, ce qui se traduirait, selon François Hollande, par davantage de moyens accordés à celles-ci par l’intermédiaire, notamment, de la banque publique d’investissement que le président compte créer. Parmi les autres thèmes à l’agenda de la conférence sociale, François Hollande aura évoqué le développement de la formation tout au long de la vie comme « élément essentiel du redressement productif », mais aussi le choix de solutions négociées en matière de chômage partiel ou les contrats de génération, qualifiés par lui de « moyen de lutte contre le chômage des jeunes et celui des seniors ».

Quant au sujet de l’éducation – et donc de l’école – François Hollande l’a également défini comme primordial, puisque ce dernier compte rétablir la formation professionnelle des enseignants en créant des écoles supérieures du professorat et de l’éducation, mais compte également sur cette institution pour poursuivre et même accroître le développement de l’apprentissage. Autant d’engagements qui, pour François Hollande, ne pourront faire l’économie du dialogue social. D’ailleurs, ce 12 juin, face aux « sages » du Conseil (mais aussi aux représentants des organisations patronales et syndicales invités pour la circonstance), le chef de l’État s’est engagé à ce « qu’aucune loi devant modifier le statut, les conditions de vie au travail ou le sort quotidien des salariés ne soit établie ni adoptée sans une étroite concertation préalable avec les organisations qui les représentent ».

Benjamin d’Alguerre
Article paru dans Le Quotidien de la Formation du 13 juin 2012.

Mis en ligne le 13 juin 2012
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