L’absence d’un ministère dévolu à la formation professionnelle ? « Pas forcément un mauvais signe ! » (Jean-Pierre Willems consultant)

21 mai
2012

Le premier gouvernement Ayrault ne comptera donc pas en son sein de ministre ou de secrétaire d’État spécifiquement dévolu aux questions de formation professionnelle ou d’apprentissage, ces dossiers faisant partie intégrante du domaine de compétences de Michel Sapin, ministre du Travail, de l’Emploi et du Dialogue Social. Mauvais signe pour la formation ? « Pas forcément » répond le consultant et spécialiste du droit de la formation Jean-Pierre Willems dans une tribune publiée sur son blog.

La raison d’un tel optimisme ? En premier lieu, le fait que la formation ne constitue pas un sujet à part, mais bien un domaine transversal concernant tout aussi bien l’Éducation que le Travail et l’Emploi. Un sujet sur lequel Jean-Pierre Willems s’était déjà exprimé à de nombreuses reprises, estimant que « la formation n’était pas une fin en soi, mais un moyen au service d’objectifs qui lui sont extérieurs ». La formation : « un domaine interministériel par nature » indique le consultant pour qui ce non-assujettissement de la formation à un ministère de l’Emploi n’est « pas absurde ».

Enfin, l’intégration du domaine de la formation professionnelle au sein d’un ministère dévolu, entre autres, au Dialogue Social tendrait à indiquer, à ses yeux, une volonté de reprise de la négociation entre l’État et les partenaires sociaux. « La formation professionnelle a souffert, ces dernières années, d’un conflit permanent de légitimité et de position entre l’État et les partenaires sociaux. La volonté ici affichée est de laisser une plus large place à la négociation. Cela constituerait une bonne nouvelle ! »

Benjamin d’Alguerre
Article paru dans Le Quotidien de la Formation du 21 mai 2012.

Mis en ligne le 21 mai 2012
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