Le président François Hollande devrait lancer les chantiers emploi-formation en juillet

9 mai
2012

Elu dimanche 6 mai à la présidence de la République, François Hollande devrait s’atteler aux chantiers sociaux de son quinquennat lors de la conférence nationale pour la croissance et l’emploi, mi-juillet. Au menu : politique de l’emploi et formation, sécurisation des parcours professionnels.

Dans son programme, le candidat du Parti socialiste évoquait notamment un « nouvel acte de décentralisation pour donner plus de responsabilités aux régions en matière de développement économique, d’emploi et de formation ». En harmonie avec les positions de l’Association des régions de France, dont les membres sont majoritairement gérées par le PS.

Insistant sur le thème des jeunes tout au long de sa campagne, et lors de son premier discours, dimanche soir, l’ancien maire de Tulle souhaite créer
150 000 emplois d’avenir. [1]
Le candidat socialiste a également émis le vœux de créer 500 000 « contrats de génération ». Dans la perspective de permettre l’embauche en CDI de jeunes accompagnées par des salariés plus expérimentés et en fin de carrière.`

Dans son projet présidentiel, François Hollande a indiqué vouloir mettre en place « en concertation avec les partenaires sociaux, la sécurisation des parcours professionnels, pour que chaque salarié puisse se maintenir dans l’entreprise ou l’emploi et accéder à la formation professionnelle ».
Le financement de la formation sera «  concentré sur les publics les plus fragiles, les moins formés et les chômeurs ». L’ancien président du conseil général de Corrèze a assuré qu’il « renforcerait » également les moyens de Pôle emploi.

S’adressant à l’Unsa éducation, le candidat Hollande a promis de revenir sur la transformation des Greta en GIP (groupement d’intérêt public) décidée par le gouvernement Fillon.

David Garcia
Article paru dans Le Quotidien de la Formation du 9 mai 2012.

[1Emplois du secteur « non marchand » (administration, collectivités locales, associations…), créés de façon transitoire. Il s’agira d’emplois à plein temps pour une durée maximale de 5 ans, pour un salaire correspondant au minimum au Smic, financés à 75% par l’État. Ces emplois pourront également être partiellement mobilisés dans le secteur marchand du développement durable, pour des entreprises à fort potentiel d’innovation., dont 100 000 devraient être créés dans l’année qui suit l’entrée en vigueur de la loi, afin de permettre aux jeunes d’accéder au marché du travail, en particulier dans les « quartiers ».

Mis en ligne le 9 mai 2012
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