« Conserver une obligation de financement de la formation professionnelle est impératif pour maintenir la mutualisation » (Paul Desaigues, CGT, rapport Larcher)

11 avril
2012

«  Pour nous, conserver une obligation de financement est impératif pour maintenir la mutualisation. La CGT considère même qu’il serait judicieux d’augmenter la surface de mutualisation en ce qui concerne la formation professionnelle.  » Telle est la réaction de Paul Desaigues, conseiller confédéral à la formation initiale et continue à la CGT à la lecture du rapport Larcher, intitulé « La formation professionnelle : clé pour l’emploi et la compétitivité » et remis au chef de l’État vendredi 6 avril 2012. Il s’exprime de la sorte suite à une proposition du sénateur des Yvelines qui souhaite « supprimer la contribution légale et les contributions conventionnelles sur le ’plan de formation’ pour les entreprises de 10 salariés et plus ».

Si le représentant CGT considère que d’autres propositions vont dans le bon sens et convergent avec les revendications de la CGT, notamment l’idée d’« abaisser à 250 salariés le seuil à partir duquel une négociation d’entreprise est obligatoire sur la GPEC (gestion prévisionnelle des emplois et des compétences) », et l’extension de cette négociation « au plan de formation de l’entreprise », il considère qu’un « véritable processus de négociation » devrait aller de pair avec « une obligation de financement qui permet la fongibilité descendante et donc une plus grande équité entre les entreprises et entre les salariés ».

Par ailleurs, le représentant CGT se réjouit de ce qu’une annexe préconise la tenue d’une mission parlementaire pour statuer sur le sort de l’Afpa, et dans l’optique de lui permettre de remplir « sa mission d’intérêt général » dans le cadre du SPE. « Cela va dans le bon sens. Il est juste dommage qu’il ait fallu si longtemps pour que cette proposition soit formulée. Cela va donner l’occasion de faire réapparaître une proposition que nous avions faite à Laurent Wauquiez, à l’époque où celui-ci était secrétaire d’État chargé de l’Emploi [1] : une co entreprise entre Pôle emploi et l’Afpa sur l’AIO (Accueil, information, orientation), dans laquelle les psychologues de l’Association, transférés à Pôle emploi avec la loi du 24 novembre 2009, joueraient un rôle déterminant ».

Aurélie Gerlach
Article paru dans Le Quotidien de la Formation du 11 avril 2012.

[1de mars 2008 à novembre 2010

Mis en ligne le 11 avril 2012
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