Réforme de la formation : « La boîte à outils a été perfectionnée, il faut savoir s’en servir, sinon elle ne sert à rien » (Christine Malecka-Vlerick, Pôle emploi)

19 mars
2012

À l’occasion de la matinée organisée le 15 mars par l’Afref [1] sur le thème "Métiers de la formation : le code a changé", qui a permis de cerner les changements du rôle de formateur et de responsable de formation, Christine Malecka-Vlerick, chef du département Définition des besoins et évaluation de la direction de l’orientation et de la formation de Pôle emploi, a témoigné que même Pôle emploi subit ces évolutions.

Elle a en effet constaté que « les choses ont énormément changé en dix ans dans l’organisation et dans l’offre de services ». La fusion a été un moment clé, tout comme les différents textes qui ont modifié le paysage des Opca, les relations entre les différents partenaires, la création du service public de l’orientation. « Dans ce paysage, Pôle emploi devient un acheteur de formation avec des conséquences sur les métiers en interne. Tous les codes ont sauté et les schémas habituels ne fonctionnent plus. » Si les règles ont changé, Christine Malecka-Vlerick n’a pas manqué de pointer les disparités sur les territoires en matière de formation : « Il y a des secteurs et des régions où il existe pléthore de formations mais plus aucun débouché. »

D’où la nécessité de travailler « intelligemment ». « Certains organismes de formation doivent aussi revoir leurs catalogues et les adapter aux réalités économiques. Certains catalogues n’ont pas évolué en dix ans ! » Par ailleurs, a poursuivi Christine Malecka-Vlerick, « tout bouge, il faut que cela se mette en musique, car c’est un véritable maquis. Un demandeur d’emploi ne peut pas s’y retrouver, ni même un responsable formation qui doit passer des heures à rechercher la bonne formation… ».

Que dire alors des projets de réforme du système qui ont été récemment évoqués ? « Pôle emploi a été reçu par Gérard Larcher. Nous lui avons expliqué qu’une offre de services existe, qu’il n’y a pas besoin de plus », a-t-elle précisé, en concluant : « La boîte à outils a été perfectionnée, il faut savoir s’en servir, sinon elle ne sert à rien. »

Sandrine Guédon
Article paru dans Le Quotidien de la Formation du 19 mars 2012.

[1Association française de réflexion et d’échange sur la formation

Mis en ligne le 19 mars 2012
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