« La branche de la coiffure se trouve dans une zone de non-droit. Les salariés n’ont pas été formés depuis 6 mois » (Jean Lardin, UPA)

2 février
2012

« La réforme de la formation en cours ne correspond pas aux besoins de notre société », estime Jean Lardin, président de l’UPA, lors d’une table ronde organisée par la commission des affaires sociales du Sénat sur les mesures annoncées par le chef de l’État lors du sommet social. Selon lui, « la branche de la coiffure se trouve dans une zone de non-droit, car il n’y a pas eu d’accord dans la branche pour désigner un organisme collecteur suite à la réforme des Opca, entrée en vigueur le 1er janvier 2012 ».

Jean Lardin fait référence à la désintégration de l’Opcams, l’Opca des métiers de services de l’artisanat, dont les partenaires sociaux gestionnaires n’ont pas pu réussi à trouver un Opca d’accueil [1]. Les entreprises de la coiffure, dont les deux fédérations patronales, le CNEC (Conseil national des entreprises de coiffures) et la FNC (Fédération nationale de la coiffure), se sont divisées sur le choix d’un Opca, devront désigner elles-mêmes l’un ou l’autre des deux Opca interprofessionnels, Agefos PME ou Opcalia.

« Il n’y a pas eu d’arbitrage du ministre du Travail sur cette question. Résultat : les salariés n’ont eu aucune formation depuis six mois. Les entreprises de la coiffure vont devoir choisir leur Opca, ce qui promet de belles surprises », conclut Jean Lardin.

Marine Miller
Article paru dans Le Quotidien de la Formation du 2 février 2012.

[1À l’origine l’Opcams avait entamé des négociations avec l’Opcapl (Opca des professions libérales) en vue d’un rapprochement, puis avec Agefos PME et enfin avec Opcalia. Finalement aucun accord n’a été trouvé

Mis en ligne le 2 février 2012
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