« La réforme de 2009 a fait bouger les lignes vers une meilleure coordination et une meilleure gouvernance entre les acteurs » (Françoise Amat, matinée débat sur les 40 ans de formation continue)

18 novembre
2011

Pour Françoise Amat, secrétaire générale du CNFPTLV (conseil national de la formation professionnelle tout au long de la vie), la réforme de 2009 a fait « bouger les lignes en termes de gouvernance, que ce soit au niveau national ou au niveau régional  ». Invitée à s’exprimer sur la sécurisation des parcours professionnels dans les CPRDFP (contrat de plan régional de développement des formations professionnelles), à l’occasion de la matinée de débats organisée par le Centre Inffo, en partenariat avec le Crefop, Françoise Amat rappelle que le Conseil national est chargé du suivi et de l’évaluation des CPRDFP. « Rappelons que pour l’instant neuf ont été signés et sept sont toujours en instance d’adoption. »

La réforme a donc fait bouger les lignes notamment entre les différents acteurs de la formation ; partenaires sociaux, régions Unedic, etc. La coordination était « plutôt faible », souligne Françoise Amat. Grâce à cette réforme : « certains dispositifs ont dépassé leurs publics visés comme c’est le cas avec le FPSPP (Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels) et les Opca qui financent désormais la formation pour les demandeurs d’emploi  », précise-t-elle.

Les CPRDFP sont le plus souvent bâti autour d’un diagnostic « partagé » sur la relation emploi/formation dans les territoires. On a pu entendre que la réforme a été un recul en terme de décentralisation « mais elle a poussé les acteurs à s’engager », développe la secrétaire générale du Conseil national. « Parce que le champ a été élargi à la formation initiale qui est très présente dans ces CPRDFP, ce qui a pu donner lieu à des négociations frictionnelles entre les conseils régionaux et les rectorats.  »

Trois enjeux sont au cœur des CPRDFP : «  la formation est au service du développement économique, ainsi les contrats de plan sont négociés en même temps que le SRDE (schéma régional de développement économique). Ensuite, l’enjeu de la sécurisation des parcours est au frontispice des contrats de plan. Enfin l’enjeu territorial est compris, et il y a beaucoup d’éléments inscrits en faveur d’une GPEC (gestion prévisionnelle des emploi et des compétences) territoriale », conclut Françoise Amat.

Marine Miller
Article paru dans Le Quotidien de la Formation du 18 novembre 2011.

Mis en ligne le 18 novembre 2011
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