L’Anfa se prépare à la restructuration du paysage des Opca

16 octobre
2010

Pour Yves Terral, directeur général de l’Anfa, l’Opca de la branche des services de l’automobile, la convention d’objectifs et de moyens, que devront négocier les administrateurs des Opca et l’État - suite au décret relatif aux Opca, paru le 24 septembre 2010 -, suscite une réaction mitigée : “Elle peut contribuer à sécuriser l’action de l’Opca à condition que ce ne soit pas un moyen de trop corseter leur action.”

En l’occurrence, Yves Terral se réfère aux objectifs et aux frais de mission des Opca. “S’il s’agit de faire plus avec moins de frais de gestion, cela va poser des problèmes aux branches et aux très petites entreprises”, prévient-il. Dans le même esprit, le directeur général de l’Anfa regrette aussi le fait que les dépenses d’observatoire, de diagnostic et d’ingénierie de certification seront désormais encadrées par un plafond fixé par arrêté, alors que selon lui, “elles devraient faire l’objet d’une négociation dans le cadre de la convention d’objectifs et de moyens”.

La collecte des fonds de la formation professionnelle de l’Anfa est de 105 millions d’euros, soit 5 millions au dessus du nouveau seuil minimal défini par le décret. Ce qui n’empêche pas l’Opca d’envisager de s’inscrire dans la restructuration en cours du paysage des Opca. “Un certain dialogue a commencé avec des branches proches. Si nous nous rapprochons, ce sera dans le respect de l’autonomie de chacun. Sachant qu’un rapprochement avec d’autres Opca ne signifie pas un rapprochement des conventions collectives”, fait observer Yves Terral.

Mis en ligne le 16 octobre 2010
Publicité

catalogue 2018-2019