L’Anfa penche pour l’union avec Agefomat

1er février
2011

L’Anfa, l’Opca de la branche des services de l’automobile, pourrait continuer à vivre en solo, mais pense à l’avenir et à un rapprochement avec l’Agefomat, l’Opca de la branche machinisme agricole, matériels de BTP, manutention et motoculture.

L’Anfa dispose d’une collecte de 106 millions d’euros, en phase avec les critères du décret d’application relatif aux Opca, qui fixe le seuil de collecte à 100 millions d’euros. “Cela ne nous empêche pas d’envisager des approches avec Agefomat, dont la collecte est de 25 millions d’euros.”, témoigne Bertrand Mazeaud, trésorier de l’Anfa (Force ouvrière) et ancien président.

Avec en ligne de mire l’objectif de constituer un organisme collecteur fondé sur une logique industrielle et non financière. “Spécialisés dans le secteur du véhicule léger et du véhicule industriel (vente, carrosserie mécanique, peinture), nous pouvons trouver de vraies synergies avec Agefomat. Même si les engins ne sont pas les mêmes, le lien existe. Notre rapprochement permettrait de réduire nos coûts”, précise-t-il.

Pour autant, l’Anfa ne cherche pas à se marier à tout prix. “Nous préférons marcher avec eux, mais si Agefomat, dont nous attendons la réponse, refusait, nous préférerions rester seuls plutôt que de nous allier avec l’Opca d’un secteur qui n’aurait rien de commun avec le nôtre. Car nous tenons à garder nos spécificités”, argumente Bertrand Mazeaud.

Quant à Gérard Levieille, président d’Agefomat, il confime que des contacts ont été engagés avec l’Anfa, mais aussi avec Opcalia et l’Agefos-PME. “La décision devrait être prise le plus rapidement possible et au plus tard d’ici fin mars, car nous avons besoin de clarté pour fonctionner”, déclare-t-il.

Mis en ligne le 1er février 2011
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