Yves Hinnekint, directeur général d’Opcalia : “Opcalia n’est pas le gros qui veut absorber les petits”

1er février
2011

“L’objectif est de se préparer le plus tôt possible pour le 1er septembre 2011, date à laquelle les dossiers d’agrément devront avoir été déposés auprès de la Délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle”, déclare Yves Hinnekint, directeur général d’Opcalia.

À ce jour, le réseau interbranches a fusionné avec un seul Opca, le Forthac (textile-habillement). “Le Forthac nous a contactés, tout en sollicitant d’autres Opca. Après un certain nombre d’échanges techniques et paritaires, Opcalia a accepté le rapprochement, précise Yves Hinnekint. Les partenaires sociaux du Forthac souhaitaient maintenir une gouvernance collégiale de l’interbranches. C’est pourquoi, dans la forme juridique, il se transforme en Opcalia Forthac, ce qui signifie qu’il intègre le réseau avec son opérateur. Étant entendu qu’Opcalia dispose d’opérateurs territoriaux et de trois opérateurs de branche, le tout sous statut associatif.”

Pour Yves Hinnekint, le mouvement de réorganisation des Opca s’inscrit d’ailleurs pleinement dans la construction d’Opcalia. “Nous sommes dans un processus permanent de construction. C’est notre spécificité depuis notre naissance, voici quatre ans, puisque Opcalia résulte de la fusion de deux Opca, le réseau Opcareg et un réseau interbranches, l’Opcib, lui-même constitué de trois opérateurs”, argumente Yves Hinnekint.

Tout en assurant que “dans le «  mercato  » des Opca, ce qui nous intéresse, ce n’est pas de résoudre telle ou telle équation mathématique, en vertu du principe selon lequel les gros vont absorber les petits”. Autrement dit, Opcalia ne serait pas obnubilé par l’idée de grossir à tout prix.

Et de mettre l’accent sur “l’envie de travailler ensemble”, qui doit selon lui préexister à toute velléité de fusion. “Qu’ont-ils développé comme ingénierie, comme outils ? Voilà la question que nous devons nous poser au préalable, avant tout mouvement de rapprochement. Et bien sûr, il faut une appétence mutuelle, une envie commune de privilégier tout ce qui concerne les CQPI (certificats de qualification professionnelle interbranches), socle de compétences, gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, et voir en fonction de ces critères ce que les partenaires peuvent s’apporter mutuellement”, ajoute le directeur général de l’organisme interbranches.

Mis en ligne le 1er février 2011
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