Yves Hinnekint, directeur d’Opcalia : “Un travail important de communication et d’explication doit être réalisé”

16 mai
2011

Opcalia 2012 n’aura aucune mesure avec Opcalia 2011, qui devrait atteindre au minimum 550 millions d’euros de collecte.” C’est une déclaration d’Yves Hinnekint, directeur d’Opcalia. Depuis quatre ans et demi, date à laquelle l’Opca interbranches est né de la fusion du réseau des Opcareg et de l’Opcib, il a fait la preuve de sa vocation d’“organisme fédéraliste”.

Le troisième Opca français [1], avec une collecte de 426 millions d’euros en 2011, abrite 25 opérateurs régionaux et trois branches [2]. “Chaque Opca gère une section paritaire professionnelle où les spécificités de branche sont préservées. C’est ce qui a séduit un certain nombre d’interlocuteurs, précise-t-il. À l’instar du Forthac, Opca du textile et de l’habillement, qui s’est rapproché officiellement d’Opcalia. Dans ces rapprochements il y a un temps pour préciser ce qui est du ressort de l’Opca et ce qui dépend de la délégation.” La responsabilité fiscale et administrative, le contrôle, les rapports avec le Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP) incombe à l’Opca, et un mandat de gestion est accordé pour préserver les politiques de branche.

En amont aussi, il ne faut pas ménager ses efforts : “Dans le "mercato" des Opca, ce qui fonctionne, c’est l’envie de travailler ensemble. Il faut être de véritables partenaires sociaux. Le chantier est considérable, autant au niveau politique que technique, car ces rapprochements se font dans un contexte contraint, issu de la loi, rappelle-t-il. Notre stratégie n’est pas une stratégie d’expansion exponentielle”, assure-t-il.

Ajoutant : “Nous avons été sollicités par des Opca qui étaient en réel besoin de travailler avec nous. Ce qui nous intéresse c’est aussi ce qu’ils peuvent apporter à notre réseau en termes d’ingénierie, je pense par exemple aux CQP ou CQPI [3], pour les mettre dans une boîte à outils plus large. C’est cette dynamique que nous voulons privilégier.”

[1Après Agefos-PME et l’Opcaim (industries de la métallurgie).

[2Opcalia-OME (branches du déchet, de l’énergie, de l’eau et de l’assainissement) ; Opcalia-opérateur national (branches bijouterie, joaillerie, orfèvrerie, cadeau, industries du jouet et de la puériculture, prévention-sécurité et services funéraires) ; Opcalia-Adagio (branches du transport aérien, de la manutention aéroportuaire, de la manutention ferroviaire et des travaux connexes).

[3Certificat de qualification professionnelle et certificat de qualification professionnelle interbranches.

Mis en ligne le 16 mai 2011
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