Entretien avec Philippe Rosay président (CGPME) d’Agefos-PME

16 mai
2011
Les branches qui rejoindront Agefos-PME bénéficieront d’une autonomie politique de formation et de gestion des fonds

Comment appréhendez-vous les négociations actuelles ?

Nous partons du principe qu’il faut respecter les branches avec lesquelles nous envisageons de nouer des partenariats. Nous nous posons la question suivante : si nous étions une branche professionnelle, qu’attendrions-nous d’un Opca ?

Les branches professionnelles ont la liberté de choix, ce sont elles qui sont décisionnaires. La liberté est l’une de nos valeurs essentielles. Le conseil d’administration d’Agefos-PME est composé à 50 % de représentants de la CGPME et à 50 % des représentants désignés par les confédérations syndicales. C’est ce modèle qui garantit l’équité de traitement de nos quarante branches professionnelles adhérentes.

Quel modèle voulez-vous promouvoir ?

Les branches qui nous rejoindront constitueront autant de sections paritaires professionnelles (SPP) au sein de l’Opca, jouiront d’une autonomie politique, d’une autonomie de décision sur leur politique de formation et leurs critères de prise en charge, et d’une autonomie de gestion des fonds de la branche dans le respect des grands équilibres de l’Opca. Ces SPP seront responsables de leur collecte et pourront bénéficier de la mutualisation interne d’Agefos-PME, ainsi que de l’accès à la péréquation du FPSPP. Grâce à cette mutualisation, elles pourront bénéficier d’un effet de levier significatif sur leurs fonds.

Mais les branches unies avec Agefos-PME pourront-elles s’en séparer ?

La liberté de choix s’entend dans les deux sens. En effet, les branches adhérentes ont toujours la liberté de partir, c’est l’indicateur le plus fort de la qualité d’une offre de service.

Mis en ligne le 16 mai 2011
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