Gérard Cherpion : “Tous les problèmes relevés par le rapport sont à régler rapidement”

16 mars
2011

Les deux rapporteurs ont conduit une trentaine d’auditions, entendu plus d’une centaine de personnes. Gérard Cherpion, député UMP des Vosges, se félicite de ce nouvel exercice pour l’Assemblée nationale d’établir un état des lieux quelques mois après l’entrée en application d’une loi  : “Nous ne sommes pas là pour juger, mais pour voir où nous en sommes. Et pour interroger  : pourquoi tel décret n’est-il toujours pas paru  ? Pourquoi le délégué à l’information et à l’orientation (DIO) a-t-il été nommé si tard et a-t-il reçu sa lettre de mission si tard  ?”
Il pointe que dans le cas des Opca, l’état des lieux est mitigé. “La loi avait fixé le seuil à un tel niveau qu’il ne fallait plus qu’une quinzaine d’organismes dans le paysage. Nous avons constaté qu’ils avaient travaillé, que beaucoup avaient opéré des rapprochements et des coopérations et qu’ils se mettaient en place pour 2012. Pour autant, la maquette comptable ne l’est pas et cela retarde le processus.”
_ Autre incertitude, la situation du Conseil national pour la formation tout au long de la vie (CNFPTLV)  : “Nous lui avons donné des compétences nouvelles, qui se sont ajoutées à celles qu’il avait auparavant. Se pose la question des moyens qui lui sont alloués, même avec une marge de productivité.” Le décret élargissant ses compétences n’est d’ailleurs pas paru, ce qui retarde d’autant le travail de ce Conseil. “Nous sommes dans une année importante d’élaboration des contrats de plans régionaux de développement des formations professionnelles”, où le CNFPTLV a un rôle prospectif à jouer.
Cette évaluation d’un nouveau genre à l’Assemblée nationale est donc une “bonne chose” et le fait de travailler avec Jean-Patrick Gille a permis d’avoir “une vision objective”, même s’ils ne partagent pas la même sensibilité. “Évaluer une loi, c’est le rôle du parlementaire et tous les problèmes que nous soulevons sont à résoudre rapidement”, estime-t-il. D’autant qu’initialement prévue après six mois de mise en œuvre, cette évaluation s’est faite un an après.
“Le système de la formation professionnelle reste trop complexe, regrette Gérard Cherpion. La loi a apporté beaucoup de choses, mais elle n’a pas simplifié le système.” Alors, quelles suites donner  ? “J’espère que la première sera la mise en application totale de la loi. Il faudra ensuite engager un certain nombre de réflexions sur les modifications à apporter à la réforme.” Cela peut prendre diverses formes, comme un groupe de travail réunissant tous les acteurs de la formation. “La formation professionnelle est une matière vivante dont il faut suivre l’évolution. C’est l’une des attributions de la commission des affaires sociales de l’Assemblée”, rappelle-t-il.

Mis en ligne le 16 mars 2011
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