Entretien avec Djamal Teskouk, président du FPSPP

16 janvier
2011

“L’action du FPSPP en 2011 s’inscrit dans un contexte particulièrement mouvant”

Comment envisagez-vous l’année 2011  ?
Nous souhaitons d’abord assurer une relative continuité pour certains programmes, afin que les actions de formation ne subissent pas d’arrêt brutal. Ce qu’il est possible de reconduire sans grande modification le sera et, bien sûr, de nouveaux appels à projets seront lancés. Après une année 2010 extrêmement difficile, 2011 sera encore une année très particulière pour le FPSPP, en raison d’un contexte mouvant. Le regroupement des Opca prévu par la loi du 24 novembre 2009 obligera un certain nombre d’entre eux à composer avec un avenir qui n’est pas défini. Cette situation aura des conséquences sur les projets qu’ils doivent construire avec le Fonds paritaire.

Où en sont les discussions sur l’annexe financière  ?
Avant que le Fonds paritaire puisse commencer à lancer des programmes de formation, il faut que cette annexe financière avec l’État soit adoptée. Une réunion s’est tenue le 13 janvier entre le FPSPP et Bertrand Martinot, le délégué général à l’emploi et à la formation professionnelle. Nous avons abordé la discussion sur la base d’un projet qui avait été négocié en amont par toutes les organisations syndicales (salariés et patronat). Sur cette base-là, les négociations se sont déroulées sans crispation et les points de vue se sont rapprochés. Maintenant, nous attendons simplement des précisions sur certaines données qui devraient nous parvenir dans les prochains jours. De cette annexe, dépendra le travail du Fonds.

Pensez-vous apporter des changements au fonctionnement du FPSPP  ?
L’an dernier, nous avions une volonté forte de lancer des programmes qui apportent des tentatives de réponses à la crise et à la montée du chômage. Les administrateurs et l’équipe du FPSPP se sont très fortement mobilisés pour faire face à nos obligations et même au-delà. Nous avons ainsi pu rattraper le retard lié à la conclusion de la convention avec l’État. Bien que la crise ne soit pas finie, le Fonds doit maintenant sortir du conjoncturel et s’inscrire dans un fonctionnement pérenne.

Mis en ligne le 16 janvier 2011
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