Le bureau du Conseil national se penche sur l’efficience actuelle de sa gouvernance

10 juillet
2015

Le bureau du Cnefop [1] abordera lors de sa réunion d’aujourd’hui 7 juillet, une note de l’Unsa produite lors des travaux de la commission « Territoires » du Conseil national du 18 juin dernier sur « les besoins de la gouvernance quadripartite régionale pour la mise en œuvre de ses missions de concertation ou de consultation ». Le bureau va en effet échanger sur l’efficience de la gouvernance actuelle du Conseil national et à ce titre discuter des « difficultés constatées sur le terrain dans le fonctionnement des Crefop [2] », le raisonnement tenu à propos du fonctionnement des Crefop pouvant être selon lui « partiellement transférable au Cnefop »

Les objets de concertation du bureau des Crefop portent en effet sur les listes régionales de formations éligibles au compte personnel de formation (CPF), les opérateurs régionaux du conseil en évolution professionnelle (CEP) désignés par la Région, par exemple. Ceux liés à la consultation concernent le programme régional d’accès à la formation et à la qualification professionnelle des personnes handicapées, ou encore la carte régionale des formations professionnelles initiales.

Dans sa note l’Unsa observe qu’une majorité de bureaux des Crefop ne communiquent pas sur l’ordre du jour de leurs séances de travail, ni sur les débats qui ont eu lieu en interne et les décisions prises. Avec pour résultat que tous les membres du Crefop plénier n’ont pas aujourd’hui un « accès égal aux informations ». De ce point de vue, il paraît « légitime et cohérent  » au syndicat de recommander aux secrétariats permanents et aux bureaux des Crefop d’informer tous les membres du Crefop plénier des ordres du jour, ainsi que des débats survenus et des décisions prises lors de ces réunions. L’enjeu étant pour les membres du Crefop plénier d’être « en mesure d’assurer, dans de bonnes conditions et de façon éclairée, leurs missions, dans le cadre de cette nouvelle dynamique régionale concertée », plaide la fédération des syndicats autonomes.

Par ailleurs, l’Unsa indique plusieurs points de suivi relatifs aux besoins de la gouvernance quadripartite régionale qu’elle estime importants. Elle préconise, notamment, pour respecter l’esprit de la loi visant des publics prioritaires de pouvoir mesurer, chaque année, dans tous les territoires, « de façon effective, les effets de la loi et des nouveaux droits offerts aux actifs, en prenant en compte les diverses typologies de publics et en ciblant peut-être en priorité les plus fragilisés (travailleurs handicapés, jeunes, adultes sans diplôme…) en matière d’insertion professionnelle et de maintien dans l’emploi ».

Philippe Grandin
Article paru dans Le Quotidien de la Formation du 7 juillet 2015.

[1Conseil national de l’emploi, de la formation et de l’orientation professionnelles.

[2Comité régional de l’emploi, de la formation et de l’orientation professionnelles.

Mis en ligne le 10 juillet 2015
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