L’accompagnement et le développement du numérique : conditions de réussite de la réforme (Jean-Marie Marx à l’UFEO)

25 juin
2015

Plaidant en faveur de l’utilité de la formation professionnelle, le président du Cnefop [1], Jean-Marie Marx est revenu lors d’une table ronde organisée à l’occasion de la 20ème édition de l’Université formation, éducation, orientation (UFEO) organisée par Aquitaine Cap Métiers [2] à Pessac mardi et mercredi 9 &10 juin sur les conditions de réussite de la réforme.

Parmi elles, l’accompagnement des démarches individuelles représente un enjeu fondamental.« On a beaucoup parlé du compte personnel formation, mais il ne faut pas oublier que le conseil en évolution professionnelle est une des avancées majeures introduites par la loi du 5 mars. ». Face aux critiques qui pleuvent dans une phase de transition difficile, notamment pour les organismes de formation (Lire), le président du Cnefop prône patience et persévérance pour que les employeurs et les individus se saisissent des opportunités offertes par le nouveau système. « Le numérique va permettre de démultiplier les efforts en matière de conseil. Lors de la dernière réunion de l’instance, a été présenté un plan illustrant en quoi le numérique va changer la formation et l’accès au marché du travail. Ce sont des sujets lourds qui vont beaucoup transformer le secteur et offrir de nouvelles possibilités. ». Des réflexions sont en cours pour améliorer le conseil en évolution professionnelle grâce à la digitalisation. Notamment au travers de partage de données entre les différents opérateurs et les utilisateurs.

Deux à trois ans. Soit le temps estimé nécessaire par le président pour que cette réforme systémique se stabilise. « C’est la première fois qu’on remet tout à plat. Cela pose la question des certifications, de la qualité de la formation... il est donc normal qu’il faille du temps pour que les acteurs s’en emparent. ». Entre temps, il encourage les entreprises et les branches à créer l’environnement propice au développement de la formation pour répondre au double objectif des partenaires sociaux : sécuriser les parcours des salariés et accroître la compétitivité des entreprises. « Cette réforme ne doit pas dessaisir les employeurs de leurs responsabilités. En outre, la gouvernance globale du système doit être assurée pour lier au mieux les problématiques d’emploi et de formation sur des bassins d’emplois donnés. Voilà comment les objectifs, pour accroître l’effort de formation et le répartir de manière plus égale, seront remplis ».

Célia Coste
Article paru dans Le Quotidien de la Formation du 12 juin 2015.

[1Conseil national pour l’emploi, la formation et l’orientation professionnelles

[2Carif-Oref (Centre d’animation, de ressources et d’information sur la formation et observatoire régional emploi et formation d’Aquitaine

Mis en ligne le 25 juin 2015
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