Le bureau du Cnefop fait le point sur la mise en œuvre du conseil en évolution professionnelle

22 mai
2015

À l’ordre du jour du bureau du Conseil national de l’emploi, de la formation et de l’orientation professionnelles (Cnefop) du 5 mai, le conseil en évolution professionnelle (CEP) devrait faire l’objet d’une présentation sur les livrables relatifs à l’offre de services. Objectif : construire des références communes à l’ensemble des opérateurs, nationaux et régionaux, pour un déploiement harmonisé et coordonné sur l’ensemble du territoire.

À chaque niveau son livrable

Présentés par la Délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle, le référentiel d’activité - finalisé - du CEP, permet de détailler les trois niveaux d’intervention du CEP. Réalisé selon des conditions définies par les conventions cadres régionales de mises en œuvre du SPRO, l’accueil individualisé constitue le premier niveau et doit permettre l’aiguillage vers le bon opérateur dès la deuxième porte poussée par l’usager ; en second niveau, le conseil personnalisé vise à la co-construction du projet professionnel en s’appuyant véritablement sur la personne et prévoit une intermédiation avec les prestataires externes ; cette logique est encore renforcée au troisième niveau, où l’accompagnement inclut désormais – c’est une innovation fondamentale par rapport à l’ancien système – la prise en charge de l’ingénierie financière de l’intégralité du projet (coûts pédagogiques, frais annexes [1], rémunération ou indemnité). La DGEFP le précise, « la bonne articulation opérateur-financeur est une condition d’efficacité de la fonction d’ingénierie ».
En termes de livrables à destination et à l’usage des bénéficiaires du CEP, cela se traduit par un acte matérialisant l’aiguillage vers le niveau 2 ou 3 du CEP (niveau 1) ; la formalisation du projet professionnel et de la stratégie à mettre en œuvre (niveau 2) ; le plan d’actions et de financement du projet (niveau 3).

Quel rôle pour le conseiller CEP dans le processus Compte personnel de formation (CPF) ?

Dans le cadre du CPF Salariés et lorsque le bénéficiaire ne souhaite pas impliquer son entreprise, le conseiller CEP est tenu d’assurer l’accompagnement du projet « dans son intégralité, y compris l’ingénierie financière ». Dans le cas contraire, celle-ci est assurée soit par l’entreprise, soit par l’Opca.

Ce principe de l’accompagnement intégral du bénéficiaire est maintenu pour les demandeurs d’emploi, que le projet mobilise une formation du programme régional de formation ou une formation individuelle : dans le premier cas, le montage sera effectué soit par la Région ou tiers sur délégation, soit par Pôle emploi ; dans le second cas, c’est à nouveau le conseiller qui intervient.

À noter qu’une remontée d’informations au Cnefop est prévue sur le volume et la typologie des projets validés partiellement ou non financés, selon des modalités définies par le Conseil.

Une mise en œuvre progressive qui retarde la communication

Enfin, un point d’étape devrait permettre de renseigner sur l’avancement des chantiers CEP : en matière d’offre de service, le référentiel d’activités CEP et la fiche portant sur l’ingénierie financière ont été réalisés et la fiche « référent » est en voie de finalisation ; deuxième chantier, le socle national d’indicateurs a également bien avancé avec la définition des indicateurs CEP, la conclusion prochaine des bilatérales avec les 13 opérateurs CEP [2] et la réalisation du premier projet de contrat d’interface avec dictionnaire des données. Le premier tableau de bord est prévu pour octobre 2015 et la présentation du process et de la gouvernance du système d’information national devrait avoir lieu lors du groupe de travail CEP du 27 mai prochain. En matière de coordination, le document de synthèse ayant été finalisé, les « principes d’aiguillage » feront l’objet de la prochaine réunion du groupe de travail.

S’agissant de la professionnalisation, quatrième chantier, le suivi des actions engagées avec les opérateurs est en cours, suite à la finalisation de l’axe prioritaire des conventionnements avec les opérateurs et avec les régions. Enfin, le chantier communication voit lui reporter sine die la campagne grand public. D’après nos informations, celle-ci pourrait avoir lieu en juin ou, à défaut, en septembre 2015.

Nicolas Deguerry
Article paru dans Le Quotidien de la Formation du 5 mai 2015.

[1Transport, hébergement, restauration.

[2Soit les 5 opérateurs nationaux (Pôle emploi, Apec, Cap emploi, Missions locales, Fongecif), et les 8 Opacif/Agecif du hors champ (Afdas, Fafsea, Faf-TT, Opcalim, Unifaf, Uniformation / Agecif Cama et Unagecif).

Mis en ligne le 22 mai 2015
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