Quelles catégories, pour l’“inventaire des certifications” ?

16 février
2015

Fortement attendu dans le cadre des listes éligibles au compte personnel de formation (CPF), l’inventaire des certifications et habilitations ne saurait tarder. C’est la Commission nationale de la certification professionnelle (CNCP) qui l’annonce, en publiant à cette occasion une présentation de l’inventaire et un “document provisoire à l’intention des autorités légitimes dans le cadre du recensement à l’inventaire”.

Désormais indispensable

Mission supplémentaire confiée à la CNCP par la loi du 24 novembre 2009, l’inventaire n’a à ce jour jamais pu être rendu public faute de financements en rapport avec l’ampleur de la mission. Désormais indispensable, puisque nécessaire à l’établissement des listes de formations éligibles au CPF, il devrait cette fois-ci s’afficher sur le site de la CNCP aux alentours du 10 février, après une présentation en plénière le 6 du même mois.

Le dossier de demande

S’appuyant sur l’arrêté du 31 décembre 2014 fixant les modalités de recensement (voir notre article), la CNCP rappelle que l’inscription à l’inventaire se fait sur demande formulée par une “autorité légitime” : départements ministériels, commission paritaire nationale de l’emploi d’une branche professionnelle, organisations représentées à la CNCP avec voix délibérative [1], organisme certificateur sous réserve d’un “parrainage”.
Aux termes du document provisoire, le dossier de demande doit comprendre des éléments relatifs à la valeur ajoutée, aux compétences et à l’évaluation, ainsi qu’aux caractéristiques intrinsèques de la certification (durée, modularité, révision, normes de qualité, …).

Trois catégories

Destiné selon l’article L. 335-6 du Code de l’éducation [2] à référencer les “certifications et habilitations correspondant à des compétences transversales exercées en situation professionnelle”, l’inventaire est constitué de trois catégories définies comme suit par la CNCP :
- catégorie A “Obligations réglementaires” : “certifications et habilitations découlant d’une obligation légale et réglementaire nécessaires pour exercer un métier ou une activité sur le territoire national”. Exemple ? Un certificat d’aptitude à la conduite en sécurité (Caces) ;
- catégorie B “Norme de marché” : “les certifications correspondant à un domaine spécifique ayant une forte valeur d’usage dans un cadre professionnel, dont la possession est recommandée par une instance représentative des partenaires sociaux”. Exemple ? Une certification informatique d’entreprise (Microsoft, Cisco, etc.) ;
- catégorie C “Utilité économique ou sociale” : “certifications correspondant à un ensemble homogène de compétences, mobilisable dans une ou plusieurs activités professionnelles et permettant de renforcer ou de favoriser l’insertion professionnelle et le maintien dans l’emploi”. Exemple ? Des certifications au tutorat.

La question des langues

Quid des langues dont l’absence dans les premières listes a provoqué quelques remous ? On devrait bien les retrouver à l’inventaire (voir notre article), probablement dans la catégorie B ou C. Reste à connaître la durée d’instruction des dossiers de demande de recensement destinés à alimenter l’inventaire.

  • Fiche de présentation de l’Inventaire : Format PDF, 59.21 Ko
  • Document provisoire à l’intention des autorités légitimes dans le cadre du recensement à l’Inventaire : Format PDF, 53.48 Ko.

Nicolas Deguerry
Article paru dans Le Quotidien de la Formation du 3 février 2015.

Mis en ligne le 16 février 2015
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