Compte personnel de formation : des abondements sous contrôle

13 février
2015

Une formation de berger-vacher d’alpage ? 810 heures. Un CAP d’agent d’entreposage et de messagerie ? 820 heures. Un titre professionnel de chargé de projets événementiel ? 1 235 heures. Ces trois formations sont éligibles au compte personnel de formation, plafonné à 150 heures. Alors, comment faire ? Recourir aux abondements prévus par les partenaires sociaux et le législateur.

Entreprise, Opca, Opacif, Agefiph, compte prévention pénibilité, Région ou... vous-même, les possibilités d’abondements sont multiples. Elles n’en sont pas moins encadrées, comme rappelé lors de la dernière Matinée d’actualité de Centre Inffo consacrée à la réforme de la formation professionnelle [1].

Pour Jean-Philippe Cépède, directeur du pôle Juridique-Observatoire de Centre Inffo, le cas de la période de professionnalisation est éclairant : « L’avantage de la période de pro est qu’elle mobilisera une enveloppe dite "professionnalisation" au sein de l’Opca. Mais, précise-t-il, la balle sera dans le camp de ce dernier qui devra s’assurer que la formation est éligible aux deux dispositifs. » Et d’ajouter : « La définition des formations certifiantes et qualifiantes du CPF n’est pas exactement la même que celle de la période de professionnalisation dans laquelle il n’y a ni le socle ni, du moins pas explicitement, la validation des acquis de l’expérience. »

Mais s’il existe donc bien un risque que le CPF ne soit pas systématiquement abondé, celui-ci peut toutefois être maîtrisé par l’existence d’accords de branche qui influenceraient la décision de l’Opca, tempère Jean-Philippe Cépède. Et de conclure : « La balle est dans le camp des partenaires sociaux. »

Nicolas Deguerry
Article paru dans Le Quotidien de la Formation du 3 février 2015.

[1Voir ici.

Mis en ligne le 13 février 2015
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