L’ARF souhaite que les Régions coordonnent les politique d’emploi, de développement économique et de formation professionnelle

3 février
2015

« À l’occasion de 2015, je formulerai trois vœux en tant que président de l’Association des Régions de France. Le retour des citoyens vers les urnes, celui de la croissance industrielle, qui passe avant tout par les PME, dont les Régions sont le principal partenaire. Enfin, que nous redonnions une espérance aux jeunes en poursuivant la promotion de la qualification, de la formation et des parcours de réussite. C’est le sens de la collaboration que nous avons avec l’Éducation nationale pour recréer un service public de l’orientation, dans un contexte où 250 000 jeunes sortent chaque année sans diplôme de l’école et atterrissent dans les Missions locales. L’apprentissage n’est-il pas une piste à favoriser pour l’insertion des jeunes ? Plusieurs expérimentations en régions comme les micro-lycées vont dans ce sens », explique Alain Rousset, le président de l’ARF, à l’occasion des vœux de l’association le 27 janvier.

Les régions aux manettes des politiques de l’emploi ?

Il est encore trop tôt pour avoir des premiers bilans sur la régionalisation des compétences pour la formation professionnelle des détenus ou des personnes handicapées, mise en œuvre dans le cadre de la loi du 5 mars 2014, néanmoins l’ARF escompte bien que le transfert des compétences va se poursuivre. « Il me semblerait logique que les Régions pilotent le service public de l’emploi. Ce sont les collectivités qui ont la main sur l’orientation, la formation professionnelle et le contact de terrain avec les entreprises. Aujourd’hui il n’y a pas de pilote à la tête des politiques de l’emploi, ni de lien avec les entreprises », a poursuivi Alain Rousset.

Dans ce contexte, l’ARF souhaiterait que la loi Macron, actuellement en débat au Sénat, soit l’occasion d’une nouvelle étape de décentralisation, notamment pour donner aux Régions plus de moyens et compétences, pour accompagner le développement des PME. « Ce ne sont pas les grands groupes qui créent de l’emploi, mais les petites entreprises. Il faut soutenir les start-up qui demain seront des PME. Nous attendons de la loi Macron qu’elle réaffirme le rôle de chaque collectivité et ce n’est pas aujourd’hui un texte décentralisateur. En Allemagne, en Italie, dans les pays scandinaves c’est l’échelon régional qui est compétent pour accompagner le développement économique de ces entreprises », conclut Alain Rousset. C’est en outre une solution selon l’ARF, pour harmoniser les politiques de développement économique, avec celle de l’orientation et de la formation professionnelle notamment.

Cédric Morin
Article paru dans Le Quotidien de la Formation du 28 janvier 2015.

Mis en ligne le 3 février 2015
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