Le Crefop Bretagne donne un nouveau souffle au dialogue social

28 janvier
2015

Créé par arrêté préfectoral le 2 décembre dernier, le Comité régional de l’emploi, de la formation et de l’orientation professionnelles de Bretagne préparera jeudi 22 janvier la mise en œuvre du service public régional de l’orientation, le SPRO.

« Nous avons fait partie des régions qui ont expérimenté le SPRO. Nous avons déjà effectué un gros travail pour mettre en réseau au sein des Maisons de la formation professionnelle, l’ensemble des acteurs — Pôle emploi, CIO, Missions locales, Fongecif Bretagne et le Centre régional information jeunesse (CRIJ) —. Ces structures accueillent, orientent et informent tous les publics sur l’ensemble du territoire, nous nous appuierons sur ce réseau pour développer également le conseil en évolution professionnelle », explique Véronique Le Faucheur, CFDT, qui partage la vice-présidence du Crefop avec le Medef.

Peaufinage des listes régionales interprofessionnelles

Au menu des jours à venir, il y a également la participation à la finalisation des listes régionales interprofessionnelles, dont la responsabilité incombe au Coparef (Comité paritaire interprofessionnel régional pour l’emploi et la formation professionnelle). Elles feront l’objet d’un examen trimestriel pour les parfaire, avec une consultation de toutes les branches pour répondre précisément aux besoins en compétences du territoire. « Ces listes devaient être prêtes pour le 5 janvier, nous avons tenu les délais, mais nous souhaitons les affiner. Nous avons le 18 février une rencontre avec le Coparef à ce sujet », explique Jean-Pierre Maligorne, représentant de la CFTC au Crefop.

Par ailleurs, dans sa réunion du 16 janvier dernier, le Crefop Bretagne s’est prononcé sur la carte régionale de l’apprentissage qui sera opérante à la rentrée 2015, avec 68 000 apprentis dont 17 000 en CFA dans la région. « L’objectif était de se prononcer sur les ouvertures et fermetures de classe, nous avons tenté de nous caler sur les attentes de chaque secteur. Par exemple à Saint-Malo, nous avons supprimé un cursus de bac professionnel d’esthétique pour lui substituer un brevet professionnel qui est le niveau recherché actuellement. Nous avons créé également un BTS des métiers de la coiffure, car il y a des débouchés importants à ce niveau de qualification », explique Pierre Coudrais, le représentant de l’UPA au Crefop.

Nouvelle impulsion du dialogue social

« La concertation que nous avons menée sur les cartes de l’apprentissage ou de la formation professionnelle sont l’occasion de mesurer que chaque acteur (État, Région, partenaires sociaux) travaillent différemment. C’est aussi l’occasion d’avoir une vue d’ensemble sur l’offre de formation initiale et professionnelle, et de la calquer sur les besoins », poursuit Véronique Le Faucheur. « Nous allons, au cours de nos prochaines rencontres, définir des méthodes de travail communes, le Crefop permet vraiment de donner une nouvelle ampleur au dialogue social à l’échelle régionale ! »

Cédric Morin
Article paru dans Le Quotidien de la Formation du 21 janvier 2015.

Mis en ligne le 28 janvier 2015
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