Projet de loi au Sénat : Patrick Kessel ( Centre Inffo) plaide pour une montée en puissance des partenariats pour développer l’information sur l’orientation

8 septembre
2009

Patrick Kessel, directeur du Centre Inffo, a souligné l’importance centrale de la mission d’information, au cœur des dispositifs de la formation professionnelle comme de ceux de l’orientation, lors de son audition le 26 août par le sénateur Jean-Claude Carle, rapporteur de la commission spéciale du Sénat chargée d’examiner le projet de loi sur l’orientation et la formation.

Patrick Kessel considère que si la loi permet d’avancer dans ce sens, c’est-à-dire de constituer un véritable droit à l’information pour tous les citoyens, c’est une avancée significative. “L’information repose sur des outils concrets évoqués notamment par le président de la République”, rappelle-t-il, citant le portail orientation et formation, le projet de plateforme téléphonique et, par ailleurs, le projet d’une information régulière à destination du grand public sur les chaînes télévisées publiques d’information.

“Le portail orientation et formation existe et il monte en puissance”, constate le directeur du Centre Inffo. Il rappelle que l’État, les Régions, les partenaires sociaux en sont les commanditaires, et le Centre Inffo le maître d’œuvre. L’organisation entre un comité de pilotage qui réunit les commanditaires et un comité technique animé par le Centre Inffo a permis la mise en place de tous les partenariats nécessaires (Onisep, ANPE, Régions, branches professionnelles) à son bon fonctionnement. “C’est un modèle qui a l’avantage d’avoir démontré son opérationnalité”, argue-t-il. Et il poursuit : “De surcroît, cette organisation affirme le partenariat entre les trois grands acteurs de l’orientation et de la formation. Il devrait naturellement servir de référence au projet de plateforme téléphonique pour lequel le Centre Inffo - pour des publics adultes (salariés, chômeurs) - et l’Onisep - pour les publics jeunes (collégiens, lycéens) - ont mis en place un partenariat.”

Dans ce contexte, certaines dispositions formulées dans le Livre Vert des politiques jeunesse, qu’il s’agisse de la fusion des structures ayant une mission publique d’information sur la formation ou bien encore de la création d’une agence nationale, suscite son inquiétude. Outre le fait que de tels projets risqueraient de déstabiliser les organismes concernés, et à tout le moins d’affaiblir la capacité de réactivité reconnue au Centre Inffo, ceux-ci ne semblent pas de nature à permettre le développement des nouveaux outils d’information annoncés par le président de la république.

Patrick Kessel plaide pour une montée en puissance des partenariats entre les organismes - largement entamée par des accords entre le Centre Inffo et différentes structures comme l’Onisep et l’ANPE - une convergence des réseaux, et, enfin, une coordination de pilotage chargée des différents supports d’information.

“L’objectif est de mettre en place des outils performants permettant à tous les citoyens - et en priorité à ceux qui en ont le plus besoin -, où qu’ils se trouvent sur le territoire national, de disposer d’une information simple, concrète et d’une mise en contact pour s’orienter et s’informer”, conclut-il.

Patricia Gautier-Moulin
Article paru dans Le Quotidien de la Formation du 8 septembre 2009.

Mis en ligne le 8 septembre 2009
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