Orientation : l’Onisep plaide pour un meilleur « pontage » entre formation initiale et insertion professionnelle

7 septembre
2009

L’audition le 26 août de Pascal Charvet, directeur de l’Office national d’information sur les enseignements et les professions (Onisep) [1] par Jean-Claude Carle, sénateur (UMP) de Haute-Savoie et rapporteur de la commission spéciale du Sénat sur la formation créée pour examiner le projet de loi sur l’orientation et la formation tout au long de la vie, a permis d’aborder la transition entre formation initiale et insertion professionnelle.

Pour Pascal Charvet « le pontage doit être très étroit entre la formation initiale et l’insertion dans l’emploi, d’un point de vue opérationnel ». Il estime que l’adolescent doit devenir acteur de son orientation et construire son projet professionnel « C’est quand même à l’école que l’essentiel doit se construire : il y a une approche éducative de l’orientation qui me paraît essentielle » ajoute-t-il. « Elle ne doit pas être théorique mais s’appuyer sur les regards croisés des professeurs principaux, des conseillers d’orientation, des représentants du monde professionnel, des anciens élèves et des parents. Cela se construit à l’école qui est un lieu de vie »

Comment préparer à l’orientation tout au long de la vie pendant la formation initiale ? L’Onisep propose un passeport numérique pour l’orientation qui permet à l’élève de noter ses choix, de la 5ème à la terminale, et de construire son projet tout en gardant en mémoire ses hésitations « l’idée fondamentale que j’ai défendue, est que rien n’est irréversible » insiste-t-il. « Il faut pouvoir tâtonner et que rien ne se décide en un seul entretien avec un coach, sans pour autant verser dans le « zapping » : c’est ainsi que l’on introduira l’idée de la mobilité tout au long de la vie »

Pour cet agrégé de lettres classiques, « l’école est un lieu de vie ». Il n’est pas « fanatique » d’une agence de l’orientation « unique qui confondrait tout » mais se déclare plus en faveur d’une « fédération et d’une coordination étroite ». Il a fait valoir devant la commission l’accord de partenariat passé avec le Centre-INFFO « un des signes du pontage du ministère de l’Éducation nationale avec le monde de l’emploi » et a mis en avant les actions menées avec les régions notamment l’Aquitaine, le Centre et le Nord-Pas-de-Calais.

« J’ai aussi insisté sur l’aspect social du projet et vanté le travail effectué avec les missions locales pour ne laisser personne au bord du chemin. » a-t-il conclu.

Béatrice Delamer
Article paru dans Le Quotidien de la Formation du 7 septembre 2009.

[1Établissement public au service des ministères de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

Mis en ligne le 7 septembre 2009
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