Olivier Las Vergnas (Cité des métiers) défend la convergence des réseaux d’orientation

7 septembre
2009

Les lieux d’accueil et d’information sur l’orientation et l’article 3 [1] du projet de loi sur l’orientation et la formation tout au long de la vie. Tels ont été les thèmes centraux de l’intervention d’Olivier Las Vergnas, directeur de la Cité des métiers de la Villette, lors de son audition le 1er septembre par Jean-Claude Carle, sénateur (UMP) de Haute-Savoie et rapporteur de la commission spéciale du Sénat sur la formation créée pour examiner le texte.

« Nous nous félicitons que le projet de loi instaure un droit à l’orientation tout au long de la vie. Maintenant, la question est de savoir comment il s’exercera  » a-t-il déclaré au Quotidien de la formation. « Pour nous, il est important de définir cette orientation tout au long de la vie et d’avoir des lieux qui accueillent des publics sous différents statuts. » Ce qui est le cas des cités des métiers fréquentées aussi bien par des actifs que des demandeurs d’emploi.

Olivier Las Vergnas estime qu’il faut favoriser la convergence des réseaux d’orientation pour l’ouverture de plateformes permettant l’accueil de personnes sous différents statuts. « La loi ne doit pas inventer un nouveau système, mais permettre la convergence de différents systèmes comme les maisons de l’information sur la formation et l’emploi (Mife) ou les Cités des métiers »

Il défend la proposition 9 du Livre vert de Martin Hirsch, haut commissaire aux Solidarités actives et à la Jeunesse, de créer une instance régionale de pilotage du service public de l’orientation territorialisé que pourrait préfigurer le comité de coordination régional de l’emploi et de la formation professionnelle (CCREFP), regroupant régions, État et partenaires sociaux, pour coordonner les efforts de l’orientation au niveau des régions.

Au niveau national, il estime que,quelle que soit la nature de l’agence en charge de l’orientation tout au long de la vie, elle devra faire « converger les intervenants sur le terrain dans des plateformes du type « cités des métiers » qui respectent les identités et les compétences des uns et des autres. »

Béatrice Delamer
Article paru dans Le Quotidien de la Formation du 7 septembre 2009.

[1Article 3
I. – Le chapitre IV du titre Ier du livre III de la sixième partie du code du travail est complété par trois articles L. 6314-3, L. 6314-4 et L. 6314-5 ainsi rédigés :
« Art. L. 6314-3. – Toute personne dispose du droit à être informée, conseillée et accompagnée en matière d’orientation professionnelle.
« Art. L. 6314-4. – Pour l’exercice du droit mentionné à l’article L. 6314-3, il est créé un service dématérialisé, gratuit, de qualité, accessible à toute personne et lui permettant :
« 1° De disposer d’une première information et d’un premier conseil personnalisé en matière d’orientation et de formation professionnelle ;
« 2° D’être orientée vers les structures susceptibles de lui fournir les informations et les conseils nécessaires à sa bonne orientation professionnelle, notamment les organismes visés à l’article L. 6314-5.
« Une convention peut être conclue entre l’État, les régions et le fonds visé à l’article L. 6332-18 pour concourir au financement de ce service.
« Art. L. 6314-5. – Peuvent être reconnus comme participant à la mission de service public d’information et d’orientation professionnelles les organismes qui proposent dans un lieu unique, en complémentarité avec le service visé à l’article L. 6314-4, à toute personne engagée dans la vie active ou qui s’y engage, un ensemble de services de qualité lui permettant :
« 1° De disposer d’une information exhaustive et objective sur les métiers, les compétences et les qualifications nécessaires pour les exercer, les dispositifs de formation et de certification, ainsi que les organismes de formation et les labels de qualité dont ceux-ci bénéficient ;
« 2° De bénéficier de conseils personnalisés en matière d’orientation professionnelle afin de pouvoir choisir en connaissance de cause un métier, une formation ou une certification adapté à ses aspirations, ses besoins et la situation de l’économie et, lorsque le métier, la formation ou la certification envisagé fait l’objet d’un service d’orientation ou d’accompagnement spécifique assuré par un autre organisme, d’être orientée de manière pertinente vers cet organisme. »
II. – Les modalités d’application du présent article sont définies par décret en Conseil d’État.

Mis en ligne le 7 septembre 2009
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