Concertation quadripartite : avancée des réflexions autour du conseil en évolution professionnelle et de l’élaboration des listes

11 juin
2014

Troisième réunion de travail [1] pour le patronat, les syndicats, l’État et les Régions mercredi 28 mai. À l’ordre du jour de la concertation quadripartite, qui se tenait toute la matinée au ministère du Travail, un point sur l’avancée des travaux concernant les chantiers conseil en évolution professionnelle et listes éligibles au compte personnel de formation.

La question épineuse du système informatisé pour le CPF a également été abordée. « Nous nous sommes tout d’abord penchés sur les processus de validation des listes éligibles afin d’assurer la deuxième étape après l’élaboration, à savoir celle qui consiste à leur conférer une force juridique », explique Emmanuelle Wargon, déléguée générale à l’emploi et à la formation professionnelle.

« Ensuite, nous avons présenté une nouvelle version du cahier des charges du conseil en évolution professionnelle. Beaucoup de modifications ont été apportées, nous entendons maintenant clarifier le rôle du CEP et mener une réflexion sur la professionnalisation du conseiller en évolution professionnelle, quitte, même, à aller vers un titre ». L’occasion pour Philippe Dole, inspecteur général des affaires sociales, de présenter l’état de la réflexion de l’Igas [2] sur la construction des listes et sur le conseil en évolution professionnelle. « Il nous reste à travailler sur l’articulation du CEP avec le service public régional de l’orientation et le cahier des charges sera présenté le 13 juin au CNFPTLV [3]. »

Du côté des syndicats, quelques inquiétudes, notamment de calendrier sont mises en avant. « D’une manière générale, nous avons la sensation que les dossiers n’avancent pas assez vite » confie Jean-Philippe Maréchal (CGT) à la sortie de la réunion. Autre source de conflit, tant pour la CFTC, représentée par Jean-Pierre Therry que pour la CGT : la question du bilan de compétence. En effet, se pose le problème de l’articulation entre le dispositif et le troisième niveau de l’offre de service du conseil en évolution professionnelle, en l’occurrence l’accompagnement personnalisé à la mise en œuvre du projet. « Il y a des interrogations à avoir quant au positionnement du bilan de compétence dans le dispositif. Aujourd’hui, nous n’avons pas de réponse claire et nous sommes très inquiets concernant l’avenir du dispositif. ».

Et le secrétaire confédéral en charge du dossier formation professionnelle à la CFTC de poursuivre. « C’est un outil indispensable dans la perspective du salarié qui se prend en charge et se forme. Nous serions donc d’avis d’y apporter des améliorations pour le consolider et le renforcer. ».

Sur les listes éligibles au compte personnel de formation, la CFTC demeure préoccupée par la place que prend la Commission paritaire nationale pour l’emploi. « On a laissé entendre que la CPNE aurait mandat des branches professionnelles pour l’élaboration des listes. Nous ne voyons pas les choses de cette manière. Au contraire, il faut permettre aux branches d’avoir le dernier mot ! ». Quant à la CGT, elle pointe la possibilité d’une élaboration un peu trop large des listes. « Cela pourrait entretenir une confusion qui créerait un terrain propice au captage du CPF par le plan de formation ».

Prochain rendez-vous le 11 juin. À l’ordre du jour, la validation attendue du cahier des charges pour le conseil en évolution professionnelle.

Célia Coste
Article paru dans Le Quotidien de la Formation du 2 juin 2014.

[1Voir nos articles sur les premièreet deuxième réunions

[2Inspection générale des affaires sociales

[3Conseil national de la formation professionnelle tout au long de la vie

Mis en ligne le 11 juin 2014
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