Pascale Gérard (ARF) plaide pour une inscription du Conseil en évolution professionnelle dans le service public régional de l’orientation

10 juin
2014

« Le cahier des charges relatif au Conseil en évolution professionnelle (CEP) n’est pas finalisé d’autant plus que nous travaillons à flux tendu », relate Pascale Gérard, vice-présidente du Conseil régional de Paca, déléguée à la formation professionnelle et à l’apprentissage, et présidente de la commission de la formation professionnelle de l’Association des Régions de France (ARF), à l’issue de la réunion quadripartite du 28 mai.

« Le projet de cahier des charges mélange les genres et il ne clarifie pas le lien entre le service public régional de l’orientation (SPRO) et le CEP. Il tend à distinguer le SPRO, qui coordonnerait l’accueil tout public, du CEP, qui relèverait d’une coordination spécifique par l’État. Or, du point de vue de l’ARF, le SPRO est la mise en dynamique de tous les acteurs délivrant les services d’accueil, d’information, de conseil et d’accompagnement, dont les opérateurs du CEP. Il faut que le CEP soit bien inscrit dans le SPRO », revendique-t-elle au nom de l’ARF.

Pour garantir l’égalité d’accès au CEP, Pascale Gérard considère qu’il est nécessaire « d’imposer aux opérateurs un document type du plan d’actions, une fois la formation identifiée, qui facilite le pilotage dans la mesure où le bénéficiaire peut changer d’opérateur ». Autre souhait des Régions, celui « de prévoir à la suite de la formalisation du plan d’actions du projet professionnel, un acte de validation et de signature du bénéficiaire ». « Ce dernier doit pouvoir disposer d’un temps pour formaliser son projet professionnel de manière à ce qu’il ne lui soit pas imposé. Le cahier des charges indique bien que le conseil personnalisé délivré par les opérateurs du CEP implique une démarche de co-construction du projet », relève Pascale Gérard.

Elle a également fait valoir « la nécessaire professionnalisation des conseillers en évolution professionnelle ». « La DGEFP [1] et l’Afpa [2] travaillent d’ailleurs à l’élaboration d’un référentiel afin de créer un titre professionnel » correspondant à l’offre de services du CEP. Le cahier des charges doit aussi « prévoir un processus d’évaluation des opérateurs » mais « ce même cahier ne doit pas être gravé dans le marbre, ce qui suppose de le faire évoluer deux ans après sa mise en application », considère-t-elle.

Dans le cadre de la prochaine réunion quadripartite, prévue le 11 juin prochain, « il reste à régler la définition du socle commun de compétences (Ndlr, au regard des listes de formations éligibles au compte personnel de formation), c’est-à-dire réfléchir à l’articulation entre la définition par les partenaires sociaux de ce socle et les compétences de base référencées dans les Régions qui financent la formation à ces dernières pour permettre aux bénéficiaires d’accéder ensuite à une qualification », expose Pascale Gérard.

Philippe Grandin
Article paru dans Le Quotidien de la Formation du 2 juin 2014.

[1Délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle

[2Association pour la formation professionnelle des adultes

Mis en ligne le 10 juin 2014
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