Christian Janin (CFDT), favori pour la présidence du futur Comité paritaire pour la formation

18 avril
2014

Mercredi 16 avril, l’actuel CPNFP (Comité paritaire national de la formation professionnelle), né de l’ANI du 3 juillet 1991 devrait céder la place au futur Copinef (Comité paritaire interprofessionnel national pour la formation professionnelle et l’emploi) issu du dernier ANI formation signé le 14 décembre dernier et de la loi du 5 mars 2014. Une nouvelle instance toujours gérée par les partenaires sociaux représentatifs, mais dont le champ sera désormais étendu aux questions liées à l’emploi... et qui devra par ailleurs respecter la parité hommes-femmes dans sa composition.

En revanche, si les cinq organisations syndicales représentatives seront bien invitées à siéger autour de la table, les quatre signataires – CFDT, CFTC, CFE-CGC et FO – se sont accordées, au cours des réunions préparatoires entre elles à la tenue de la dernière session du CPNFP, sur l’exclusion de la CGT (non signataire) de la direction de la nouvelle structure qui devrait lui succéder. « La CGT siégera bien au bureau du Copinef » confirme, au Quotidien de la formation, Christian Janin, secrétaire confédéral CFDT, « mais nous sommes unanimes pour considérer qu’une formation syndicale qui s’est opposée à l’ANI ne peut être en mesure de porter l’instance qui le mettra en œuvre ».

Une instance dotée d’un statut légal

Christian Janin, d’ailleurs, pourrait bien devenir le premier président du Copinef. « Ce n’est pas un mystère : j’ai fait acte de candidature au nom de la CFDT. Je serai en retraite le 1er octobre et je serai donc disponible pour occuper cette charge » confie-t-il. Une candidature qui pourrait se voir soutenue par la CFE-CGC, la CFTC et FO pour piloter une instance qui, contrairement au CPNFP, est maintenant inscrite dans le marbre de la loi. « Le CPNFP ne disposait que d’une reconnaissance conventionnelle. L’État ou l’administration pouvaient parfaitement ne pas en tenir compte lorsqu’ils ne le souhaitaient pas. Désormais, la nouvelle instance dispose d’un statut légal ».

"Copinef"... ou pas

Reste à savoir, cependant, si ladite instance conservera son nom de "Copinef", déjà moqué. « Copinef, copinage... l’acronyme est un peu malheureux » reconnaît le candidat CFDT qui considère que les organisations siégeantes sont légitimes pour en modifier le nom si elles l’estiment nécessaires alors même qu’un membre d’une délégation syndicale confessait être gêné de siéger au sein d’une structure dotée d’un sigle jugé un peu ridicule... Une question patronymique toutefois secondaire, aux yeux de Christian Janin. « Ce n’est pas vraiment central. S’il faut changer de nom, nous en changerons, mais ce qui compte avant tout, c’est l’instance et sa dimension politique ».

Benjamin d’Alguerre
Article paru dans Le Quotidien de la Formation du 15 avril 2014.

Mis en ligne le 18 avril 2014
Publicité

catalogue 2018-2019