La formation professionnelle restera sous l’autorité du nouveau ministre du Travail

9 avril
2014

Cela faisait plus d’une heure qu’attendait la foule des caméras, micros et stylos, quand les deux ministres ont surgi sur le perron du 101, rue de Grenelle. Passation de pouvoir détendue entre le désormais ancien ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social, Michel Sapin, et son successeur, François Rebsamen, jeudi 3 avril en fin de matinée. Dos à la célèbre galerie de photos des ministres du Travail, Michel Sapin déroule son ultime discours comme locataire des lieux.

« La formation professionnelle sera bien entendu sous ton autorité ici, dit-il en se tournant vers François Rebsamen. Ce ministère est profondément un ministère du dialogue social. Le dialogue social est un élément indispensable pour réformer. La formation professionnelle a été réformée grâce au dialogue social. Qui pourrait faire croire que le référendum aurait été une meilleure méthode pour réformer un système aussi compliqué que celui de la formation professionnelle ? Le dialogue social ne permet pas d’effacer les contradictions, mais de les dépasser. Les partenaires sociaux, tant les organisations patronales que syndicales, sont ici chez eux », martèle Michel Sapin.

Insistant sur l’importance accordée à la formation sous son ministère, le père de la loi du 5 mars 2014 plaide pour « la nécessité de développer l’apprentissage et l’alternance. Nous avons porté notre contribution en stabilisant le chômage, mais pour que le chômage recule, il faut continuer cette politique ».

Un peu plus tôt, en préambule de son propos, Michel Sapin avait rendu hommage à l’histoire de son ministère. « Un lieu décisif pour la réussite d’un gouvernement. Un lieu où le dévouement, la compétence, la capacité à faire face à des drames humains, un accident du travail, un chômeur en grave difficulté, ne sont pas des vains mots. Ce ministère est une des grandes conquêtes des travailleurs. Il a été créé pour protéger les travailleurs. Je ne sais pas François si tu t’attendais à être nommé ministre du Travail, pour ma part, je ne m’y attendais pas, quand j’ai été nommé [1]. »

David Garcia
Article paru dans Le Quotidien de la Formation du 4 avril 2014.

[1En 2012, après l’élection présidentielle.

Mis en ligne le 9 avril 2014
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