La réforme fondamentale de la formation reste à venir, selon Pierre Ferracci (Groupe Alpha)

9 juillet
2009

Il estime que le groupe de travail multipartite préalable à la négociation de l’accord national interprofessionnel sur la formation tout au long de la vie qu’il présidait a travaillé « sous la contrainte » Pierre Ferracci revenait sur la négociation ayant abouti au projet de loi relatif à la formation et à l’orientation tout au long de la vie sur le point d’être débattu devant l’Assemblée nationale lors d’une table-ronde organisée par l’Association des journalistes de l’information sociale (Ajis) mercredi 8 juillet.

Le gouvernement faisait pression à l’époque pour que les mesures s’adressent en particulier aux personnes les plus fragilisées. « Le groupe a été productif et les participants se sont parlé » s’est-il félicité, alors que ce n’était pas gagné d’avance, l’État en revanche était « en retrait, notamment sur la formation initiale »

Il regrette que le droit à la formation initiale différée ne se retrouve pas dans le projet de loi. « On a toujours eu du mal à articuler une réforme de la formation professionnelle et la formation initiale » estimant qu’on demande à la première de « traiter les défauts » dus à la seconde. Autre regret : qu’il n’ait pas été possible de clarifier les rôles entre les régions et l’État et, mais c’était un désir plus personnel, que l’on « revisite » le système de la collecte des fonds de la formation, notamment en allant vers une obligation conventionnelle.

Mais pour le président du groupe Alpha, la réforme fondamentale est la création du Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP) « l’élément essentiel que personne n’attendait (…) mais il faut voir ce que ça va devenir », estimant que sa mise en place « ne va pas contribuer à simplifier le système.Pour lui, « la réforme fondamentale reste à venir.

Béatrice Delamer
Article paru dans Le Quotidien de la Formation du 9 juillet 2009.

Mis en ligne le 9 juillet 2009
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