Les Régions déplorent l’absence d’accroissement de leurs ressources en faveur de l’apprentissage

30 janvier
2014

Suite à l’adoption du projet de loi sur la formation professionnelle en Conseil des ministres, le 22 janvier, l’Association des Régions de France (ARF) se félicite de la consécration, dans ce texte, de l’échelon régional « comme l’échelon pertinent pour l’élaboration d’un service public régional de l’orientation et de la formation professionnelle tout au long de la vie », dans un communiqué du 23 janvier. Cependant, les Régions, non favorables à l’établissement de listes de formations qualifiantes éligibles au compte personnel de formation (CPF), « restent très vigilantes pour que l’ensemble des formations inscrites dans les programmes régionaux de formation soient par construction éligibles, y compris toutes celles qui concernent le hors-champ (secteur sanitaire et social, économie sociale et solidaire, agriculture...) ».

En matière d’apprentissage, les Régions « actent la volonté du gouvernement de mettre plus de transparence dans le système ». Une volonté qui se traduit par une réduction du nombre d’organismes collecteurs de la taxe d’apprentissage (Octa) et par l’obligation pour les collecteurs de rendre publiques leurs propositions d’affectation des fonds libres. Sur ce dernier point, les Régions « souhaitent aller plus loin avec un avis conforme de la Région sur ces propositions d’affectation afin de permettre un rééquilibrage en faveur de certains centres de formation d’apprentis (CFA) sous-financés ». En outre, elles n’ont pas été entendues dans leurs demandes d’accroissement de leurs ressources en faveur de l’apprentissage, « nécessité si l’on veut collectivement atteindre les objectifs du gouvernement de passer à 500 000 apprentis d’ici 2017 », considère l’ARF. Celle-ci rappelle que les collectivités régionales consacrent globalement 270 millions d’euros de plus que les sommes qui leur sont transférées pour l’exercice de cette compétence.

De plus, elles réitèrent leur souhait « de pouvoir développer l’apprentissage dans le secteur public, y compris en demandant un financement spécifique aux employeurs publics des trois fonctions publiques ». « Cela permettrait d’accroître le nombre d’apprentis sur des métiers pouvant être exercés dans différents secteurs en dehors de la sphère publique (restauration collective, entretien des espaces verts...), avec des moindres risques de discrimination par rapport aux jeunes issus de quartiers sensibles. »

Philippe Grandin
Article paru dans Le Quotidien de la Formation du 27 janvier 2014.

Mis en ligne le 30 janvier 2014
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