Bernard Thibault demande que tous les dispositifs de formation pour les salariés licenciés permettent une rémunération pendant un an

2 juillet
2009

Le sommet social réuni mercredi 1er juillet à l’Élysée a permis aux partenaires sociaux de faire le bilan d’étape sur les mesures prises par le gouvernement pour lutter contre la crise. Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, a estimé tout d’abord que le Fonds d’investissement social (Fiso) ne bénéficiait pas d’un financement suffisant, ajoutant que « la solution ne peut être de ponctionner les fonds de la formation des salariés ».

Allant dans le sens de la proposition du président de la République selon laquelle chaque salarié licencié devait garder son salaire et recevoir une formation pendant un an, il a proposé, dans le sens de revendications précédentes de son syndicat, que l’on aligne « tous les dispositifs existants, notamment le congé de reclassement sur cet objectif en veillant à ce que les entreprises, notamment les plus grandes, y contribuent. »

Sur le chômage partiel, il a regretté que peu de conventions soient signées, en expliquant que les entreprises ne voulaient pas se soumettre à la contrepartie sur le maintien de l’emploi. Il a jugé qu’il fallait conditionner l’accès au dispositif en fonction des réelles difficultés économiques de l’entreprise. « Il est inconcevable que des entreprises avec de l’argent public puissent combiner période de chômage partiel et période d’heures supplémentaires, » a-t-il déclaré, en ajoutant qu’il fallait une obligation de maintien dans l’emploi pendant une durée équivalente au double de la durée de la convention, et que la durée du chômage partiel soit considérée comme du temps de travail effectif (avec un impact sur les congés payés, la retraite, la participation et l’intéressement).

Le patron de la CGT a été aussi critique sur les mesures en faveur des jeunes « Depuis trop longtemps, les mesures se sont multipliées pour offrir aux entreprises des jeunes moins coûteux, avec desprotections et des droits réduits. » Jugeant que cela ne marchait pas, il a demandé que les jeunes aient une allocation d’autonomie pendant leur formation initiale et que les primo demandeurs d’emploi bénéficient d’un revenu d’insertion. Il a aussi demandé, au nom de son syndicat « que le droit à la formation initiale différée prévu dans l’accord national interprofessionnel soit retranscrit dans la loi »

Béatrice Delamer
Article paru dans Le Quotidien de la Formation du 2 juillet 2009.

Mis en ligne le 2 juillet 2009
Publicité

catalogue 2018-2019