Le Medef veut anticiper sur la collecte 2010 « les suppléments de dépenses qu’il conviendrait d’engager dès 2009 pour répondre aux demandes d’action de formation en faveur des publics prioritaires »

25 juin
2009

« Compte tenu de l’ampleur de la crise et de la gravité de la situation, il convient de donner la possibilité au FUP (Fonds unique de péréquation) de mobiliser des moyens financiers supérieurs à ceux prévus dans la convention FUP-Etat », estiment les organisations patronales dans un document de travail transmis mardi 23 juin, à la veille de la deuxième séance de négociation sur la gestion sociale des conséquences de la crise sur l’emploi.

Allusion à la convention instituant un Fonds d’urgence formation, dont la mise en œuvre est en cours.

Le Medef veut aller plus loin que l’accord conclu le 21 avril dernier entre l’Etat et le FUP. Et demande « aux pouvoirs publics d’autoriser le FUP à anticiper sur la collecte 2010 les suppléments de dépenses qu’il conviendrait d’engager dès 2009 pour répondre aux demandes d’actions de formation en faveur des publics prioritaires ».

Jeunes

Concernant les jeunes, dans le sillage de l’ANI formation du 7 janvier 2009 et du plan jeunes du gouvernement, le Medef plaide pour l’ouverture à une solidarité inter-entreprises. Les plus grandes pourraient ainsi « ouvrir leur structure de formation à des plus petites et devraient permettre aux jeunes d’accéder, dans la période, à des dispositifs de formation afin de préparer leur entrée ultérieure sur le marché du travail ».

Dans le même esprit, les organisations patronales demandent aux pouvoirs publics « d’étendre le bénéfice de la prime prévue pour les contrats d’apprentissage et de professionnalisation aux jeunes recrutés dans le cadre du Volontariat international en entreprise (VIE) par des entreprises de moins de 250 salariés ».

Et elles encourageront les branches professionnelles « à réaliser des guides de la fonction tutorale ainsi que des modèles de livrets d’accueil en entreprise pour les jeunes ou nouveaux entrants sur le marché du travail, outils destinés à être largement diffusés par les organismes paritaires collecteurs agréés ».

Enfin, le Medef demande au gouvernement « de mettre les aides financières aux contrats de professionnalisation au même niveau que celles qui bénéficient aux contrats d’apprentissage, afin que le recours à l’un ou l’autre de ces contrats soit uniquement fonction de l’objectif pour lequel chacun a été conçu ».

Seniors

S’agissant des seniors, « à titre exceptionnel, jusqu’au 1er juillet 2010, tout salarié de 45 ans et plus qui demandera à bénéficier de son droit au DIF ne pourra pas voir sa demande refusée, sauf circonstances exceptionnelles ».

Autres mesures préconisées par le patronat en direction des salariés les plus âgés :

- les périodes de chômage partiel seront mises à profit pour procéder aux entretiens professionnels de deuxième partie de carrière prévus par l’article 5 de l’accord national interprofessionnel du 13 octobre 2005 relatif à l’emploi des seniors en vue de promouvoir leur maintien et leur retour à l’emploi ;

- les entreprises veilleront à ce que le pourcentage de salariés de 50 ans et plus, bénéficiaires, au titre du plan, d’une période de professionnalisation ou du DIF, ne soit pas inférieur au pourcentage de salariés de cet âge employés dans l’entreprise. Elles fourniront ces pourcentages au comité d’entreprise à l’occasion de la consultation annuelle de celui-ci sur l’exécution du plan de formation.

David Garcia
Article paru dans Le Quotidien de la Formation du 25 juin 2009.

Mis en ligne le 25 juin 2009
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