La cosignature du PRDF par le Préfet et le recteur « ne changera rien » selon Marie-Laure Meyer (Association des régions de France)

16 juin
2009

Membre de la commission Formation de l’Association des régions de France, la conseillère régionale Ile-de-France (PS) Marie-Laure Meyer s’interroge sur la portée réelle du projet de loi relatif à la formation professionnelle, concernant les Plans régionaux de développement de la formation professionnelle. [1] En cas d’adoption tel quel du texte, le Préfet de région et le recteur apposeront leur signature sur le PRDF, à côté de celle du président de l’exécutif régional.

Pourtant, il ne saurait être question d’un contrôle de l’Etat puisque ce dernier n’engage aucun moyen, a souligné Marie-Laure Meyer lors d’un entretien accordé au Quotidien de la formation, en marge d’un séminaire du conseil d’administration du Centre Inffo qui se déroulait dans l’enceinte du Conseil économique, social et environnemental, lundi 15 juin.

« Je respecterai la signature du Préfet ou du recteur quand elle sera contresignée par le ministère des Finances », a-t-elle ajouté. Moyennant quoi, cette disposition du projet de loi ne devrait « rien changer » selon l’élue francilienne. Il ne s’agirait donc selon cette dernière que d’une « tentative de recentralisation du gouvernement mais n’apportant rien à personne et ne débouchant sur rien dans les faits ».

Lors même que les régions, insiste-t-elle, sont capables de contractualiser avec l’Etat sur des champs précis tels que l’apprentissage, via des contrats d’objectifs et de moyens, paraphés par plusieurs régions.

Au-delà de la question des PRDF, Marie-Laure Meyer juge « décevant » le contenu global du projet de loi. La conseillère régionale regrette notamment que les entreprises ne contribuent pas au financement du Fonds de sécurisation des parcours professionnels, laissant aux partenaires sociaux la charge de la solidarité envers les salariés les moins qualifiés. « 12% de 5 milliards d’euros de fonds paritaires, ce n’est pas à la hauteur de l’enjeu », a-t-elle asséné.

David Garcia
Article paru dans Le Quotidien de la Formation du 16 juin 2009.

[1Le projet de loi dispose que « pour permettre une meilleure coordination des politiques menées, le plan régional de développement des formations professionnelles devra
faire l’objet d’une contractualisation entre la région et l’État. C’est ainsi
que, après avis notamment des partenaires sociaux, le PRDF se formalisera
par la signature conjointe du président du conseil régional, du préfet de
région et du ou des recteurs d’académie concernés ».

Mis en ligne le 16 juin 2009
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